Edito du 02/11/2009
Edito : L'avenir de la Valeur Travail : résultats de l'enquête SHL - Net-iris - Top Management France
Depuis un an, la question de la valeur économique du travail a été l'un des sujets les plus discutés dans les cercles de décision, ainsi que les entreprises, quelle que soit leur taille. Face à une période de transition où la crise nous oblige à reconsidérer nos priorités personnelles et professionnelles, SHL, cabinet spécialisé dans les solutions de mesure des talents, a demandé à Net-iris d'interroger ses lecteurs sur leur opinion sur ce thème clé de la vie de l'entreprise. Voici venu le temps de publier les résultats de cette enquête menée conjointement avec Top Management France.
Selon l'enquête SHL / Net-iris / Top Management France
Un actif sur deux prêt à quitter son entreprise une fois la croissance revenue
La raison N°1 tient à la rémunération.
Employés et Cadres dirigeants en désaccord sur l'implication du management.
Paris, le 30 Octobre 2009 - SHL France, partie intégrante du groupe SHL, le chef de file mondial en matière de solutions d'évaluation en ligne, d'évaluation et de développement psychométriques, a effectué récemment une enquête en ligne avec deux partenaires reconnus. Net-iris, portail d'information juridique pour la catégorie employés et cadres intermédiaires, et Top Management France, un annuaire des dirigeants français, pour l'enquête auprès des cadres dirigeants.
En comparant ces deux études, quelques tendances semblent émerger.
Une majorité des employés et cadres intermédiaires font le métier qu'ils ont souhaité et se déclarent épanouis au travail
50% des personnes interrogées par Net-Iris affirment pratiquer "complètement" (20 %) ou "pratiquement" (30%) le métier de leurs attentes.
Parmi les employés, la raison qui les a poussés à accepter leur poste est assez partagée. Dans 33 % des cas, il correspond à un plan de carrière. 30% ont postulé pour un poste qui leur plaisait mais 28% ont accepté car c'était le seul emploi qui se présentait.
De son coté, 72% des dirigeants interrogés par Top Management France considèrent que leurs employés aiment leurs emplois et que c'est la raison qui les a poussés à accepter leur recrutement.
Autres surprises. Les employés et cadres intermédiaires sont 57% à s'épanouir "complètement" (13%) ou "la plupart du temps" (44%) dans leur travail.
64% des dirigeants indiquent s'épanouir à leur poste.
La base et la tête de l'entreprise pas d'accord sur l'encadrement et l'investissement.
Par contre près d'un employé ou cadre intermédiaire sur 2, indique que le management est "parfois", "peu" ou "pas" à l'écoute. Ils sont 60% à indiquer que leur entreprise est "un peu", "pas" ou "pas du tout" investie dans leur épanouissement personnel.
Cet avis est partiellement partagé par le management. En effet, 61.5% se considèrent à l'écoute et 48.7% pensent s'investir dans le développement de leurs employés contre 2.6% qui se savent peu investis.
Pas d'impact majeur de la crise sur l'opinion vis-à-vis de l'entreprise
Seulement 33.1% des employés et cadres affirment que la crise financière n'a pas eu d'impact sur leurs attentes. En revanche ils sont 24.6% à rechercher une stabilité dans leur entreprise et 26.2% tentent de plus en plus de concilier vie privée et vie professionnelle. 24% sont eux à la recherche d'une entreprise qui partage leurs valeurs.
Du point de vue des dirigeants, ils sont 53.8% à penser que leurs employés recherchent la stabilité dans l'entreprise, et 12.8% à penser qu'il n'y a pas eu d'impact lié à la crise sur leurs attentes.
Employés et dirigeants d'accords... sur les risques de départs massifs une fois la croissance revenue
Lorsque la situation économique sera meilleure, 56 % des employés pensent chercher un nouveau poste. Avis partagé par le management. En effet, 53% des dirigeants estiment que leurs cadres vont partir une fois que la crise finie.
Actuellement, l'argument majeur qui pousserait un employé à quitter son entreprise est la promesse d'une meilleure rémunération (48.2%). Viennent ensuite le désir d'un équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie privée (36.2%). La volonté d'entreprendre pousserait, elle, 30.7% des employés à quitter leur emploi. Quant aux dirigeants , ils pensent que le salaire et le statut social (la promotion) seraient les raisons principales d'un départ de l'entreprise (63.2%).
Sur ces résultats,
Selon, Jean-Nicolas Girard, responsable du site Net-iris - le portail juridique d'information - "l'étude menée avec le Cabinet SHL fait ressortir l'importance que revêt la recherche de l'épanouissement personnel au travail aux yeux des collaborateurs de l'entreprise. Le pendant de cette quête semble être le fait que ces mêmes employés et cadres se disent prêts, dès la crise passée, à changer d'employeur pour trouver l'entreprise qui partagera ses valeurs.
Les entreprises soucieuses de conserver intacts leurs effectifs expérimentés devraient donc davantage s'intéresser aux attentes de leurs collaborateurs. Pour les assister, un outil supplémentaire vient d'être mis à leur disposition par le ministère du travail. Il s'agit d'un questionnaire intitulé "en santé au travail", publié à la mi-octobre 2009, dans le cadre du plan de prévention des risques psychosociaux en entreprise et, qui peut permettre un rapide diagnostic de l'état d'esprit dans lequel chaque collaborateur se trouve, tant au niveau de ses responsabilités que dans ses relations avec ses supérieurs ou de la considération qu'il reçoit."
Selon Olivier Negroni, éditeur de Top Management France - l'encyclopédie biographique de référence du management en France couvrant près de 15.000 dirigeants et 8.000 sociétés - "ces résultats nous confortent dans notre observation du comportement des entreprises françaises qui sont globalement positives dans leur état d'esprit professionnel mais qui reconnaissent collectivement rencontrer des difficultés à gérer harmonieusement leurs organisations dans un contexte de lourdes mutations économiques. Nous traversons actuellement une période assez critique qui offre une alternative aux entreprises : Améliorer la qualité des rapports entre niveaux hiérarchiques pour créer de la valeur grâce aux collaborateurs mais également la nécessité dans ce ralentissement économique d'atteindre une meilleure productivité en limitant les dommages humains et les pertes financières occasionnées par les accidents liés au bousculement des habitudes et des process."
Pour de plus amples informations :
Laurent Durgeat
Agence PRformance
Direct : + 33 (0) 1 56 03 55 47



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