Salutations.
Président d'un jeune syndicat professionnel d'agents de la fonction publique (SNSFP, syndicat nationale des salariés de la fonction publique)ayant décidé de faire un large appel aux recours administratifs et contentieux plutôt qu'aux moyens traditionnels d'action (grève, manifestations, etc.), je suis actuellement à la recherche de collaborateurs bénévoles (le syndicat n'ayant pas encore les moyens de rémunérer des collaborateurs rémunérés).
Le syndicat se concentre actuellement sur la défense des droits et des intérêts des enseignants titulaires affectés sur zone de remplacement (les remplaçants titulaires). Le ministère et les rectorats ont décidé d'appliquer en matière de gestion de ces personnels une gestion en totale défiance du principe de l'État de droit. Tout (ou presque) est aujourd'hui illégal ou non réglementaire dans cette gestion. Si bien qu'il n'est pas rare de trouver de jeunes enseignants contraints d'accepterun poste de remplaçant (les postes étant aujourd'hui quasi exclusivement attribués sur critère de situation familiale, ce sont en général les célibataires qui sont obligés de devenir remplaçants par manque de postes fixes et ce pour certains durant toute leur «carrière») soient contraints de travailler 50 % de plus que leurs collègues titulaires sur poste fixe (notamment du fait des déplacements suscités par les missions de remplacements confiées, déplacements que l'employeur public refuse de compter comme du temps de travail même si ces déplaements se traduisent par un temps de déplacement supplémentaire de près de 50 % des 35 heures de travail hebdomadaire considérées comme la norme aujourd'hui) pour une rémunération jusqu'à 50 % inférieure à leurs collègues titulaires de poste fixe et se rapprochant très fortement des minima sociaux (puisque l'employeur public refuse également d'indemniser les déplacements rendus nécessaires par les missions de remplacement confiées, remplacements distants de parfois largement plus de 100 km. Impossibilité souvent d'utiliser les transports en communest obligation faite par le rectorat de mettre son véhicule personnel à sa disposition sans indemnisation, voire obligation de payer de sa poche les frais de taxi lorsque l'on ne possède pas de véhicule personnel).
Brefs, si des juristes spécialistes en droit administratif, si des étudiants ayant des connaissances en droit administratif désirent répondre aux questions juridiques (ouvent très basiques) qui se posent au syndicat dans le cadre des recours fformés, qu'ils n'hésitent pas à prendre contact. nous serions également heureux que certains spécialistesparcourent certaines de nos productions écrites pour valider ou invalider leur contenu.
Si les succès rencontrés dans le cadre des recours formulés devaient permettre un développement important du syndicat, bien entendu, l'aide finirait à terme par donner lieu à rémunération. Mais pour l'instant, en l'absence de moyens financiers, il ne s'agit que de venir en aide à de jeunes enseignants qui, après 5 à 8 ans d'études, un exil forcé dans le Nord de la France, dans des l'établissements difficiles (parfois jusqu'à quatre en même temps !), doivent supporter notamment un temps de travail approchant parfois les 60 heures par semaine pour une rémunération nette des frais professionnels engagés parfois voisines de 750 €. Sans véritable espoir d'améliorer leur situation s'ils sont célibataires. Voici la triste réalité de l'Education nationale d'aujourd'hui. Sans doute bien éloigné de l'image que l'on se fait de l'enseignant « privilégié ». Réalité qui explique également que les entreprises de cours privés type Acadomia n'embauche presque que des étudiants et très rarement des enseignants. Car si un complément de rémunération serait le bienvenu pour de nombreux jeunes enseignants, le temps disponible pour l'obtenir est devenu aujourd'hui quasiment nul. Quant aux heures supplémentaires chères à notre cher président, dans l'Education nationale, elles sont actuellement rémunérées 10 à 20 % de moins que les heures normales. Lorsqu'elles sont payées (refuser de payer une bonne dizaine d'heures supplémentaires par semaine ne faisant pas peur du tout aux rectorats lorsqu'il s'agit de titulaires remplaçants qui, parce qu'ils prennent en charge leurs frais de déplacement, peuvent être considérés comme payant de leur poche l'honneur de se voir imposer une heure supplémentaire).
SNSFP syndicat TZR titulaire zone de remplacement droits issr indemnités remboursement arrêté affectation rattachement administratif rad complément de service recours académie forum blog [adresse email protégée du spam: remplacez les codes entres accolades par leur caractère spécial correspondant] contact{{AROBASE}}snsfp{{POINT}}org
Cordialement.