Bonsoir
Voici ce que j'ai lu et qui me fait poser une grande question concernant une assurance vie que j'ai souscrite en désignant mon époux ou mes enfants comme bénéficiaires.
Selon cette jurisprudence je découvre qu'en cas de décès de mon époux avant moi, je perdrais la moitié du montant de l'assurance vie que j'ai souscrite avec mes propres deniers entrerait dans la succession. Je eprécise que nous sommes mariés sous le régime de la communauté.
Voici le texte qui m'inquiète :
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La jurisprudence [couple Y]
Il s'agit là de la jurisprudence la plus controversée en Assurance Vie, opposant frontalement le corps notarial et les Assureurs.
Le premier militant pour une intégration de la moitié de la valeur du contrat d'Assurance Vie dans la succession du conjoint décédé, les seconds affirmant le caractère de non intégration dans la succession.
Cette jurisprudence est en réalité une extension du cas de divorce.
Ainsi, les [époux Y], mariés sous le régime de la communauté légale, alimentent un contrat d'Assurance Vie par des deniers communs sur lequel M. est souscripteur assuré et Mme bénéficiaire en cas de décès.
Lors du divorce des époux, le contrat étant alimenté avec des fonds communs, Mme demande que la moitié de la valeur du contrat soit intégrée dans l'actif de communauté afin qu'elle puisse percevoir une somme égale à la moitié de la valeur du contrat.
Les juges suivront sa demande. La décision ainsi rendue en 1992 paraît légitime dans le cas du divorce.
A noter que M. n'est pas tenu d'effectuer le rachat du contrat mais devra récompense à Mme.
Les éléments constitutifs de cette décision sont les suivants :
- contrat alimenté par des deniers communs,
- dissolution de la communauté (divorce),
- contrat non dénoué.
Suite à cet arrêt, l'Administration Fiscale et une partie des Notaires ont pris le parti d'étendre cette décision au cas de dissolution de la communauté par décès.
Ainsi, cette position en cas de divorce s'applique en cas de décès du conjoint bénéficiaire sur le contrat, puisqu'on retrouve ainsi exactement les mêmes éléments constitutifs de la décision de réintégration de la moitié de la valeur du contrat :
- contrat alimenté par des deniers communs (un compte joint par exemple),
- dissolution de la communauté (décès d'un des deux conjoints),
- contrat non dénoué (c'est le conjoint bénéficiaire qui décède, et non le conjoint assuré sur le contrat).
Les Assureurs réagirent vivement à ces décisions en rappelant que le contrat d'Assurance Vie est un bien propre et qu'à ce titre aucune récompense n'est due à la communauté.
Ce qui poussa l'Administration Fiscale en 1999 à revoir sa position en rétablissant le principe de non intégration du contrat d'Assurance Vie dans l'actif de communauté lorsque le bénéficiaire décédé est le conjoint.
Cette décision prenant effet au jour de sa publication en 1999, la question s'est posée de savoir si elle avait un effet rétroactif sur les réintégrations effectuées antérieurement à 1999.
Merci de me donner votre avis.
Cordialement.