Bonjour,
Le 1er avril dernier, Net-iris se faisait l'écho d'une
décision de justice en date du 28 mar 2008, rendue par la Cour de cassation. Cette décision faisait peser la charge de la preuve sur la banque en matière d'usage frauduleux de carte bancaire. Plus précisément, la preuve à apporter par al banque est celle d'une faute lourde de la part du titulaire de la carte dans la réalisation de l'acte frauduleux.
Cette décision n'est plus en libre accès à ce jour et sa lecture sur ce site est donc uniquement ouverte aux personnes disposant d'un abonnement au service de Veille Juridique de Net-iris.
Cependant, la solution apportée par la Cour est intéressante dans la mesure où il y a une exigence d'une part de faute lourde du titulaire et d'autre part d'une preuve à apporter par la banque.
Ainsi, pour caractériser la faute lourde, la composition du code dans le cadre de la réalisation de l'acte frauduleux est insuffisant aux yeux de la Cour de cassation. C'est donc une faute extrêmement grave et difficile à prouver que la banque devra prouver afin de ne pas avoir à indemniser son client dans le cadre de la procédure prévue par la loi.
De plus, le fait que la banque doive apporter la preuve de cette faute pose le principe d'une irresponsabilité a priori de la victime. On a donc un régime d'indemnisation qui est très protecteur des consommateurs puisque, je vous le rappelle, les opérations frauduleuses devront être remboursés sur simple dépôt d'un dossier (constitué en général d'un formulaire de la banque, d'une opposition sur la carte et d'un récépissé de dépôt de plainte pour usage frauduleux de la carte), le remboursement devant légalement intervenir dans un délai ne pouvant excéder 30 jours à compter de la date du dépôt du dossier.
Le sujet me semble intéressant à discuter, puisqu'il va encore dans le sens d'une sécurisation des instruments de paiement au bénéfice des consommateurs. Qu'en pensez-vous ?