Re: reprise de clientèle Au cas présent le risque à envisager consiste en une éventuelle action de l'employeur de votre mari sur le fondement de la concurrence déloyale.
Il s'agit d'une action fondée sur les dispositions de l'article 1382 du Code Civil, et qui repose sur la preuve du faute de l'ancien salarié, d'une préjudice de son employeur, et d'un lien de causalité entre la faute et le préjudice.
En l'espèce la faute ne peut résulter que d'une violation des dispositions de son contrat de travail par votre mari. Il convient donc de vérifier que celui-ci ne contient pas de clause de non-concurrence qui ferait interdiction au salarié de reprendre la même activité que son employeur après son départ de l'entreprise.
Si aucune clause de ce type ne figure dans le contrat de travail de votre mari, celui-ci ne pourra se voir reprocher de se livrer à de la concurrence déloyale.
Si une clause est prévue il convient de vérifier qu'elle est bien valable. A cet égard, la jurisprudence récente de la Cour de Cassation impose qu'une contre-partie financière soit prévue au bénéfice du salarié qui s'oblige à ne pas se rétablir. Faute de contrepatrie prévue, la clause est nulle et ne peut donc fonder une action de la patr de l'employeur à l'encontre de son salarié.
En conclusion, il est impératif de bien vérifier qu'aucune clause valable de non concurrence ne figure dans le contrat de travail de votre mari.
Dans cette hypothèse, celui-ci ne devrait pas pouvoir être inquiété par le seul fait de travailler à son compte avec des clients de son ancien employeur. |