Bonjour.
J'ai déposé en 2004 un plan de surendettement à la Banque de France. Plan Homologué en juin 2004.
J'étais en instance de séparation et j'ai monté le plan seul, mon ex refusant de s'y associer. Par séparation amiable (procédure de séparation de corps et de biens), j'ai hérité de 75% des dettes du ménage. C'est en fait ce que j'avais moi-même proposé, mon ex gardant la charge des 2 enfants.
Bref la situation sans être brillante n'a pas engendré de conflit, mais ce n'est pas le sujet de ma question.
J'ai pensé à ce moment-là pouvoir assumer tout à la fois, la séparation, mon déménagement, et la mise en place du plan de remboursement. Grosse erreur, je suis tombé en dépression, état médical reconnu dans lequel je me trouvais au moment de la signature du plan conventionnel.
Ceci dit, depuis plus de 3 ans, j'ai ramené ma dette de 66 000€ environs à moins de 35 000€ aujourd'hui.
Par deux fois j'ai redéposé un dossier à la BDF car je voulais faire valoir que mes ressources disponibles ne correspondaient pas à ce qui avait été établi dans le plan. En effet, lors du montage du dossier, les données utilisées étaient les charges du couple, divisées par 2. Ce qui bien évidement ne correspond pas aux charges d'une personne seule. (Loyer, impôts + pension alimentaire qui ne figurait pas dans le calcul initial).
Les deux fois mon dossier a été jugé non-recevable, la BDF refusant visiblement de revenir sur un dossier qui, bon an mal an, évolue sans trop faire de vagues. Si ce n'est que j'ai sans doute fait ce qu'il ne faut pas faire lorsqu'on veut faire réviser son plan, c'est à dire augmenter "artificiellement" mes revenus en effectuant heures supplémentaires et permanences diverses pour me maintenir à flots. La commission ayant constaté une augmentation des revenus, sans chercher à comprendre, a rendu sa décision par 2 fois : irrecevable.
Certains événements ayant amené mon entreprise à ne plus distribuer depuis 2 ans de primes de participation et d'intéressement, malgré l'envol dernièrement réussi de notre A380, mon salaire annuel s'en est trouvé diminué.
Actuellement j'en suis à ma deuxième demande de révision (jugée non-recevable par la commission) et je suis en attente de l'entrevue avec le Juge du tribunal d'instances auprès duquel j'ai déposé un recours contre la décision.
Déjà, premier point : est-il normal que la commission refuse systématiquement la révision du plan sachant que la situation familiale n'est plus la même ? Et que donc forcément, les charges non plus !
Ensuite, constatant cet état de fait, et n'étant plus dans une situation morale ou psychologique fragile comme j'ai pu l'être il y a 3 ans, j'ai décidé de tout mettre en oeuvre pour tenter de trouver une solution à mon problème. J'ai donc multiplié les courriers, d'abord aux créanciers pour leur expliquer clairement la situation.
Ensuite, confronté au sentiment de ne pas être entendu par la commission, j'ai multiplié les démarches afin de voir si la possibilité existait de faire un rachat global de ma dette restante afin de clotûrer le dossier de surendettement. J'ai donc contacté une 20aine de courtiers et toutes les réponses que j'ai reçues sont les mêmes : un prêt de 40 000€ serait possible, le seul point bloquant étant le fichage FICP engendré par le fait d'avoir constitué un dossier BDF.
Je suis donc parti à la pêche à toutes les informations possibles concernant la possibilité de défichage, qui est possible...moyennant que toutes les dettes soient réglées. C'est un peu le serpent qui se mord la queue...
J'ai envoyé un courrier recommandé avec accusé de réception au Gouverneur de la BDF, au préfet (en tant que président de la commission), à M. Xavier Bertrand, Ministre, sous couvert du Président de la république M Nicolas Sarkozy afin d'exposer la situation et de souligner son ridicule. (Je parle de la situation, bien sûr, pas de mauvais esprit...

).
Parallèlement à ces courriers, j'ai écrit au Médiateur de la République, car je me doute que ces lettres vont finir tôt ou tard sur son bureau ! J'ai également contacté l'ordre des avocats qui m'a octroyé un bon gracieux de consultation et que j'utiliserai sous peu afin de prendre conseil sur la démarche la mieux appropriée à ma situation, et ce avant mon entrevue avec le juge des instances.
Je passe environs deux heures par jour depuis plusieurs semaines à réunir, trier, photocopier et classer tous les documents dont je dispose depuis
3 ans. J'ai aussi un métier, et c'est vraiment très lourd de rajouter cette dépense d'énergie en fin de journée ou le week-end.
La question que je me pose toujours, malgré les réponses des courtiers, c'est existe-t'il un moyen de faire lever le fichage FICP lié au plan de surendettement, de façon légale ? Et de façon, je le reconnais volontiers, plus cynique : en France, la loi est-elle à ce point rigide qu'elle ne laisse pas la place au simple bon sens ?
Car disposant à ce jour d'un salaire moyen de 2300€ mensuels, avec un rachat de crédits (avec je le précise remboursement par cession amiable sur salaire que je peux accepter sans soucis), il me serait possible de tout solder en une seule fois et de n'avoir plus qu'un seul créancier dont le paiement se ferait sans risque, à la source. Etant salarié en CDI dans une très grande entreprise aéronautique européenne depuis 1982 en tant qu'agent de maîtrise, le prêteur ne prendrait pas un grand risque. Les créanciers actuels (que tout le monde connait, il n'y a qu'a regarder les pubs tv) auraient également tout à y gagner : un remboursement intégral et immédiat du solde restant dû. La BDF aurait un dossier de moins dans ses tiroirs, elle y économiserait une charge de travail. Pour ma part, je solderais les 33 000 et quelques euros qu'il me reste à payer, et je consacrerais le delta à changer de véhicule (je doute que le mien âgé de 15 ans passe le controle technique dans un an).
Malgré ces démarches, ces propositions restent à ce jour sans effet, voire carrément sans réponse.
Question : faut-il que je demande la caducité du plan ? A ce compte-là, je suppose que la BDF n'aurait plus de raison de conserver mon fichage FICP ? Bien entendu, en même temps, il faudrait que les créanciers acceptent également cette démarche.
Bref, c'est pas gagné

Si vous avez des suggestions, des idées sur la façon dont je pourrais agir, je suis ouvert à toute proposition honnête. Je suis même ouvert à un prêt de 40 000 € par un particulier

(lol).
Bien cordialement,
J-M.