Vaste question et encore plus vaste problème...
Le voile, et a fortiori la burqa, c'est plus une tradition qu'une obligation. Allez dans un certain nombre de pays ne serait-ce que méditerranéens et vous verrez le nomber de femmes voilées et le nombre de femmes non voilées. Les exigences coraniques pour la tenue des femme est d'être correcte et, disons, pas "excitantes" de manière à ne pas troubler l'âme des hommes de manière illégitime. Mais cette exigence est peut être à mettre en parallèle avec le fait que la consommation de tout produit ou toute substance de nature à troubler la perception ou l'âme des musulmans (hommes ou femmes) est normalement interdite dans le Coran. Cela inclut donc tabac, alcool, drogues diverses et variées.
Après, se pose une autre question, celle du volontariat. J'ai dans mon entourage (très) proche des femmes musulmanes. Il m'est donc facile d'en parler. Certaines sont voilées et d'autres non. La plupart de celles qui sont voilées sont des femmes qui ont plus de 50 ans et qui, au même titre que les femmes en France il n'y a pas si longtemps (et même encore aujourd'hui parfois), adoptent un style vestimentaire un peu plus "traditionnel", sans sollicitaiton particulière des hommes autour d'elles.
Dans ce contexte, vous comprendrez que burqa, tchador ou autre voile issu de toutes traditions, si son port est un choix réel de la femme qui le porte, je ne vois pas ce qui pose problème. Ou alors, il faut aussi qu'on fasse une loi pour interdire le port de la minijupe par exemple...
A l'inverse, si le voile est, de manière avérée (et ce ne peut donc être que du cas par cas), une contrainte apportée par quelqu'un d'autre que la personne qui le porte, là, ça me pose un problème. Quel que soit celui (ou celle d'ailleurs) qui l'impose.
Bref, au regard de ce qui précède, faire une loi, ça me semble un peu exagéré. Etre attentif à ce que cela ne devienne pas un outil d'oppression ou que cela permette de contourner des règles élémentaires de sécurité (par exemple, dans une école, qu'on soit sûr de bien laisser les gamins partir avec la bonne personne...). Mais un argument est parvenu jusqu'à mes oreilles pour lutter contre cette loi: dans les cas où il est forcé, qu'est-ce qui garantit que les femmes qui en sont les victimes auront le droit de sortir de chez elles si elles ne peuvent plus sortir avec ???