Le fait qu'il y ait une société qui a selon toute vraisemblance signé le bail (ou alors c'est à n'y rien comprendre...) fait que si vous liquidez la société, le bail n'a plus de raison d'être... Alros que si vous n'aviez pas créé de société, il aurait fallu liquider votre mari, un peu moins facile et surtout beaucoup moins souhaitable
Quand je disais que pas mal de choses me gênent dans votre situation cela ne visait pas la ponctuation, mais je vous remercie quand même de votre effort.
Je pensais par exemple aux indemnités de résiliation que vous auriez à payer en cas de rupture anticipée du bail. Je pensais par exemple au fait que le bail vous impose d'ouvrir le magasin le dimanche (alors que le travail le dimanche est très encadré ainsi que l'actualité nous l'a encore montré récemment avec le centre commercial de région parisienne qui était sous les feux de la rampe...). Je pensais à l'amende hallucinante mise à la charge de ceux qui ne voudraient pas ouvrir le dimanche. Je pensais à la tranche horaire d'ouverture obligatoire (ça veut dire que vous ne pourriez pas ouvrir avant 10h ni après 20 ou fermer entre 12h et 14h ??).
Bref, pas mal de choses qui me semblent parfaitement contraires à la liberté du commerce et de l'industrie comme on dit chez les juristes... Cette liberté permet d'exercer dans le cadre du droit du travail bien sûr, mais avec toute la flexibilité souhaitée par les non salariés, c'est à dire plus ou moins...
Je me demande même dans quelle mesure ce bail ne serait pas de nature à soumettre les relations instaurées au droit du travail (surtout s'il vous empêche par ailleurs d'exercer une activité différente de celle déclarée sans l'avis du propriétaire...). Bref, vous ne seriez en fait plus des commerçants mais des salariés. Un contrôle sur les heures de travail, des sanctions en cas de violation des consignes sur ce point, si on ajoute un contrôle sur la nature du travail à effectuer, ça peut aller loin à mon avis...