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11/08/2008, 11h29
| | | déboires post-opératoires Bonjour,
Suite à une opération en ophtalmologie ( mise en place d'un implant oculaire ) ma mère a des séquelles d'une importance relative, certes, mais tout de même des séquelles. Je ne rentre pas dans les détails médicaux.
[...]
Bref, on note que deux outils importants n'offraient pas toute sécurité et toute garantie de haute précision, requises en micro-chirugie
Sans pouvoir établir un lien direct entre cette défectuosité et le problème de ma mère ( mauvais positionnement de son implant ophtalmique qui la rend plus myope que prévu et avec une forte photophobie provoquant des gênes douloureuses ), on a tout de même de fortes présomptions de responsabilité à la fois des services de la clinique qui n'ont pas mis à disposition le matériel adéquat et du chirurgien qui auraient dû refuser d'opérer.
N'ayant aucune connaissance juridique, je fais appel à vos compétences pour savoir de quel ordre peut être son recours ?
Comment trouver, si les problèmes s'agravent et si besoin était, un avocat spécialisé dans ce domaine médical si particulier qu'est l'ophtalmologie ?
Merci beaucoup pour votre aide
Dernière modification par Superviseur Net-iris 1 18/08/2008 à 11h58.
Motif: anonymisation
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11/08/2008, 13h03
| | | Conseil : vous négociez déjà un accord amiable avec l'hopital ( si chirurgien opérant en hopital) car souvent ils acceptent un accord amiable si vos demandes sont fondées et que votre demande d'indemnisation n'est pas excessive | 
11/08/2008, 13h10
| | | Merci pour la réponse, je pense que ma mère a déjà ce premier objectif.
Dans le cas où elle en aurait besoin, cela relève, bien sûr de sa décision, pouvez-vous me dire commment faire pour trouver un avocat qui soit spécialisé dans le domaine ?
Encore merci | 
11/08/2008, 13h23
| | | Il y a un avocat spécialisé pour l'aide aux victimes d'erreurs médicales ( vous devriez le trouver assez facilement en utilisant intelligemment votre moteur de recherche )
J'espère que votre mère sait dans quoi elle s'engage au niveau financier et durée ( frais élevés d'expertises qu'il faut avancer par exemple ) ..... | 
11/08/2008, 13h49
| | | Non, elle ne sait rien, pas plus que nous car nous n'avons jamais eu affaire à la justice. D'ailleurs, elle ne le fera que si elle a à subir un dommage à vie et qu'elle peut prouver sans trop de difficulté une relation directe de cause à effet. Nous n'en sommes qu'au stade du questionnement et de la réflexion
Pouvez-vous nous aiguiller un peu plus, ou tout au moins nous conseiller dans ce qu'il faudrait lire ?
D'autre part, je vais faire la recherche que vous me conseillez mais comment avoir une idée des compétences d'un homme de loi trouvé sur le net ?
Merci | 
11/08/2008, 13h52
| | | Je viens d'effectuer la recherche que vous m'avez indiquée, je vais donc compulser les renseignements donnés sur le site. | 
12/08/2008, 12h32
| | | Sur Marseille, un très gros cabinet ne traite que ces litiges ou aide à intervention amiable. De plus, il ne fait payer qu'après. 
Si vous choisissez le contentieux, surtout, surtout, faite vous assister par un médecin de recours. Le médecin lui sera aidé par le spécialiste de sa compagnie d'assurance + l'avocat de cette même compagnie. Sans le premier vous seriez en position négative et incapable de vous défendre lors des expertises. Il existe des assoc de médecin de recours à saisir avant toute action (sinon, vous serez refusé). Il est primordiale de faire l'effort financier. Voyez si la multi-risque habitation de votre maman ne comporte pas une protection juridique. Elle prendrait les frais en charges.
Je reste à votre disposition bien sûr.
__________________ Dominique Delayre
DESS de Droit Privé - DES de Gestion de Patrimoine | 
12/08/2008, 21h27
| | | Bonjour et merci pour la réponse Sur Marseille, un très gros cabinet ne traite que ces litiges ou aide à intervention amiable. De plus, il ne fait payer qu'après.
En fait, nous sommes dans la région parisienne... mais si toutefois nous en avons besoin, les choses peuvent-elles se traiter par correspondance ? Si vous choisissez le contentieux, surtout, surtout, faite vous assister par un médecin de recours. Le médecin lui sera aidé par le spécialiste de sa compagnie d'assurance + l'avocat de cette même compagnie. Sans le premier vous seriez en position négative et incapable de vous défendre lors des expertises. Il existe des assoc de médecin de recours à saisir avant toute action (sinon, vous serez refusé).
Toujours dans le cas où nous en aurions besoin, où pouvons-nous trouver ces associations de médecins de recours ? Après son déboire, ma mère a déjà consulté un autre ophtalmologiste de renom pour avoir un simple avis quant à la résolution de ses problèmes mais celui-ci a refusé de lire son dossier du fait qu'il venait d'un de ses collègues. Il a effectué une simple consultation, conclus en disant que ma mère devait accepter ses ennuis avec philosophie et que son collègue avait bien fait son travail.
D'après ce qu'on peut entendre et que l'on a constaté nous-mêmes, en cas de problèmes post-opératoires, les médecins se soutiennent entre eux, la solidarité joue à fond et il paraît difficile d'avoir de leur part un diagnostique écrit mentionnant les problèmes constatés. Il est primordiale de faire l'effort financier.
De quel ordre serait cet effort financier ? Voyez si la multi-risque habitation de votre maman ne comporte pas une protection juridique. Elle prendrait les frais en charges.
Je vais jeter un oeil sur son contrat. Je reste à votre disposition bien sûr.
C'est très gentil, merci  | 
12/08/2008, 23h05
| | | "les médecins se soutiennent" : oui comme dans toutes les professions mais ceux-ci se retrouvent souvent pour mettre à jour leurs connaissances. Alors comment couler un copain. Un d'entre eux m'a dit, comme j'étais dans votre cas "vous comprennez, je joue au golf avec lui !".....
J'ai perdu mon expertise, les docteurs ont écrit que comme j'avais été souvent opérée, je connaissais les risques des prothèses" !!! = en droit cela s'appelle reverser la charge de la preuve et c'est interdit en la matière. C'était au médecin de prouver qu'il avait mis la bonne prothèse. Pourtant, je ne suis pas allée plus loin = plus d'argent pour le faire. Il m'aurait fallu une contre expertise avec avocat (400, 500 €) et un médecin de recours (peut-être un peu moins).
Tapez "association de médecins de recours" sur un moteur de recherche, vous trouverez. Attendez peut-être septembre pour choisir. Je ne peux ici vous donner de noms.
Les choses sont maintenant beaucoup moins chers puisqu'une nouvelle loi a organisé les échanges et que surtout, s'il n'y a pas fautif, une caisse de compensation peut intervenir pour aider financièrement celui qui a des séquelles.
De toute façon, ne commencez même pas des correspondances sans un devis, des avocats comme des médecins. Peu osent demander mais cela devrait être là aussi l'habitude. Ils sont commerçants, souvent en société.
Contactez le cabinet de Marseille, il vous donnera un "bon" sur Paris. Ils sont deux, d'abord facile.
__________________ Dominique Delayre
DESS de Droit Privé - DES de Gestion de Patrimoine | 
13/08/2008, 10h51
| | | les médecins se soutiennent" : oui comme dans toutes les professions mais ceux-ci se retrouvent souvent pour mettre à jour leurs connaissances.
On peut le constater, en effet. Cependant, je ne veux pas entamer un débat d'ordre déontologique ici, mais je trouve cette attitude choquante, voire immorale. Le soutien au collègue en cas de faute a plus d'importance, aux yeux de certains, que le soin au patient dont on minimise et même dénie les problèmes.
Il suffit de lire certaines expériences de ce type pour se rendre compte que cette attitude est courante entre médecins.
Non, ce n'est pas le cas dans de nombreuses professions. Travaillant dans le service, il ne me viendrait jamais à l'idée de soutenir une collègue qui effectuerait une faute grave provoquant des dommages à un tiers. N'importe qui ayant un peu de déontologie et d'esprit de responsabilité ne rentrerait pas dans un tel système.
Merci pour tous vos conseils, ils me sont très utiles et m'amènent à faire quelques recherches.
Je me rends compte aussi que pour entamer une procédure, la gêne quotidienne et la douleur suite à une opération ne sont pas suffisantes, il faut de réels dommages qui provoquent "des empêchement de faire"...
Ma mère étant retraitée, ses activités vont s'en trouver certainement gênées, voire réduites mais la somme d'inconforts me paraît, à première vue, insuffisant pour mettre en route quelque chose, si besoin était.
Qu'en serait-il d'une plainte à l'ordre des médecins ? |
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