Re : une aide J'essayerai de vous éclairer avec les connaissances que j'ai pu acquérir il y a quelques mois, au 1er semestre de la 1ere année de droit. Si quelques élements ne sont pas exacts, je m'en excuse. Mais quelqu'un viendra certainement compléter mon analyse. En ce qui concerne M. Moka, il s'agit d'abord de savoir s'il dispose d'une preuve parfaite pour prouver (en l'occurence ici, il faudrait un acte sous seing privé signé, au moins, par sa mère, avec la mention en chiffres et en lettres du montant à payer), ou du moins d'un commencement de preuve par écrit (par exemple, un acte sous seing privé irrégulier, c'est-à-dire ne respectant pas les conditions de validité précitées).
Il existe cependant certaines exceptions à la nécessité d'une preuve parfaite : il faudrait savoir si M. Moka et sa mère entretenaient une relation de confiance, en plus de leur lien familial. Si c'est le cas, il pourrait invoquer l'impossibilité morale de constituer un écrit.
Si cette impossibilité peut être invoquée, M. Moka pourra ensuite prouver par tous moyens sa prétention (témoignage et toutes autres preuves imparfaites).
Mme Dutu ne dispose apparement pas d'une preuve parfaite.
En l'espèce, elle a entre ses mains une lettre qui constitue un commencement de preuve par écrit (les 3 conditions nécessaires à la validité d'un CPE sont remplies : il doit s'agir d'un document écrit émanant de la partie à laquelle on veut l'opposer et rendant vraisemblable le fait allégué, à savoir la créance de Mme Dutu s'élevant à 750€).
Ensuite, il est nécessaire de "compléter" ce CPE par tous moyens.
En ce qui concerne le dernier cas, j'ai des doutes. D'après moi, Mme Loma aura la possibilité de prouver le fait dommageable par tous moyens étant donné que c'est un fait juridique (et non un acte juridique nécessitant en principe une preuve parfaite). |