Citation:
Envoyé par Mitchou Non justement, le problème se situe entre zéro et 3 mètres.
A zéro c'est ok, à 3m c'est ok puisque conforme au POS, alors qu'à 2.5m ben pas possible, enfin d'après eux. |
En effet c'est bien entre les 2 tu as raison c'est compliqué !
Je vous ai trouvé cela :
TA Nice, 6 mai 1993
- Le problème posé par les terrains recouverts par plusieurs zones d'un plan d'occupation des sols n'a reçu jusqu'à présent que des solutions très ponctuelles et largement liées aux éléments propres à chaque espèce. Ainsi dès 1970, le Conseil d'Etat avait estimé que chaque partie d'un bâtiment situé à cheval sur la limite de deux zones devait respecter la règle de hauteur de la zone où elle se situe (CE 20 novembre 1970 Lepage, req. n°75.650). Cette jurisprudence a été confirmée beaucoup plus tard (CE 18 mars 1988 Brun, req. n°70.020). L'ensemble des décisions en la matière se complète toutefois pour former un tout cohérent.
Un principe a déjà été élaboré de longue date par le juge administratif dans des hypothèses proches :
il n'est pas possible "d'effacer" la limite d'un périmètre soumis à une réglementation spécifique pour faire bénéficier une partie de propriété de droits qui ne lui sont pas applicables. C'est le cas pour les limites d'un lotissement (TA NICE 4 juillet 1975, Fayet : Leb.T. p.1335 - TA GRENOBLE 15 février 1978, Deburghraeve : Leb.T. p.975).
C'est le cas également pour les limites d'une zone d'intervention foncière (CE 29 juillet 1983 Association de Défense de Kergavarel : AJDA 1984 p.52, note J. CHAPUISAT).
C'est durant les années 1980 que s'est dessinée une jurisprudence appliquant par touches successives ce même principe à la pratique administrative de la "globalisation" des droits à construire lorsqu'un terrain est recouvert par des zones ou des secteurs différents d'un plan d'occupation des sols.
Et celui là :
CAA Lyon, 19 avril 1994
Ainsi, pour en revenir plus précisémént à l'hypothèse d'une unité foncière située dans plusieurs zones distinctes du POS,
la régle fondamentale demeure le calcul des droits à construire zone par zone, en fonction de la surface existante dans chacune d'elles et sans possibilité de transfert des droits d'une zone sur une autre.