D’abord ce qui m’a amené à découvrir le site et notamment l’article de [M G] sur le statut des notaires : une recherche avec pour mots-clés « notaire » et « pervers ». J’irais plus loin que l’auteur qui dénonce avec raison les effets pervers du statut scandaleux de notaire en relatant ma propre expérience toute récente de victime et qui me fait penser à moi plutôt que cette profession attire des personnes perverses qui peuvent donner libre cours à leur cupidité pathologique et leur envie malsaine d’abuser de la confiance de leurs clients. Jugez-en plutôt : je réécris cette histoire à la lumière de ce que maintenant j’ai compris :
A la mort de mon père, le notaire, « ami » de la famille, sous-évalue la propriété de mes parents, nous faisant valoir qu’une estimation plus élevée nous fera payer des droits de succession plus élevés, ce qui est n’est d’ailleurs pas faux. A la mort de ma mère et chargé de la vente de la maison, il ne la fera jamais visiter aux candidats à l’acquisition (et pour cause, il n’en a pas les clés) et privilégiera un seul acquéreur, entrepreneur en bâtiment, notamment en faisant une rétention d’information auprès des autres candidats (lettres envoyées de manière à ce qu’elles arrivent après le compromis, candidats même pas avertis de la vente). L’entrepreneur revendra entre deux et trois fois le prix d’achat en divisant notamment la propriété en lots, ce dont nous avait dissuadé le notaire ! Gageons qu’il n’est pas le seul à avoir encaissé la mirifique plus-value. Certes je prends ma part de responsabilité due à l’a priori de confiance que j’avais en raison de relations personnelles avec sa famille et des services bénévoles de traducteur ou d’interprète que mon père et moi lui avions rendus. Dans la salle d’attente de ce notaire trône une affiche qui cherche à faire passer le message selon lequel le notaire est une personne de confiance au moment d’épreuves touchant les gens. C’est de la publicité mensongère ! L’article de Michel Gourves m’a permis au moins de nommer les choses : cela s’appelle de la captation d’héritage. En tout cas cette affaire me laisse avec un profond sentiment d'amertume, et de culpabilité vis-à-vis de mes défunts parents et mes propres enfants dont j'ai si mal défendu les intérêts. C'est surtout cela que je trouve injuste : que je paye mon défaut de discernement soit, mais qu'eux en soient indirectement victimes, je ne peux l'accepter! Mais que faire?