Bonjour,
Problème de succession. Ma mère est décédée en juin 2001. Nous sommes 3 héritiers : moi, une soeur, un frère. Il n'y a aucun problème de bien indivisible.
Le notaire a travaillé de façon incroyablement négligente ;je vous épargne les détails, sauf ceci :
Au moment de nous demander des avances pour régler les droits, j'ai réglé rubis sur l'ongle avec une partie de ce que j'ai reçu en liquide et en actions.
Au moment de recevoir enfin une version convenable de l'état liquidatif (multiples erreurs de sommes, de prénoms, etc), je me suis aperçu que ma soeur avait versé sensiblement moins, et le notaire ne l'avait même pas remarqué à l'époque, ni pris en compte dans les calculs finaux !
D'où nouvel état liquidatif corrigé à ma demande, que je signe à l'automne 2003 (!!) Il ressort que ma soeur est maintenant débitrice, et moi créditeur (et mon autre frère un peu aussi).
En avril 2004, toujours sans nouvelles de l'étude, je relance par courrier, et l'on me répond que ma soeur ne signe pas.
Vous vous doutez que mes relations avec elle (très spéciale) sont réduites au minimum, mais j'apprends tout de même qu'elle se met en tête - depuis 1 an maintenant - d'obtenir du notaire qu'il rende ses honoraires, fasse des excuses, etc.
Je ne dis pas qu'elle a tort sur le fond, mais c'est stupide de bloquer une situation en conditionnant sa signature à quelque chose qu'elle n'obtiendra pas - en tout cas pas ainsi.
Moi j'en ai assez, après un an, car en refusant de signer elle prend en otage de l'argent qui n'appartient ni à elle ni au notaire (vous pensez bien que le crédit gratuit qui lui est ainsi fait ne le dérange pas).
Sur conseil d'un autre notaire (accueillant et compétent), j'ai récemment envoyé un dernier courrier, qui me vaut encore des dizaines de pages dilatoires de ma soeur proclamant sa bonne foi (toute virtuelle), la nullité du notaire (je suis d'accord,mais je ne suis pas le notaire !), etc.
Donc j'envisage un partage judiciaire, avec ces questions :
- on m'a dit que l'avocat n'est pas obligatoire, mais est-ce réellement assez simple pour être géré par un particulier ?
- doit-on aller au tribunal d'instance, ou de grande instance ? curieusement j'ai lu des choses contradictoires sur le web ;
- avez-vous une idée des frais à prévoir (droits + avocat éventuel) ? Oui, je sais, ça dépend de l'avocat, mais bon, une fourchette, même grossière ?
Avec mes excuses pour la complication, mais en son absence ma question n'aurait pas eu lieu d'être, n'est-ce pas ? ;-)
Merci de votre attention !
Alain