Re : Vente appartement loué par une personne sous curatelle Et surtout quel est l'âge de la locataire car si elle a plus de 70 ans et de faibles revenus vous devrez la reloger dans un logement équivalent....sauf si vos parents remplissent les conditions de revenus spécifiées
La protection du locataire âgé.
Le congé pour motif légitime et sérieux est inopposable au locataire âgé de plus de 70 ans et dont les ressources annuelles sont inférieures à une fois et demie le montant annuel du SMIC sauf dans deux cas :
- lorsque le bailleur est une personne physique âgée de plus de soixante ans ou dont les ressources sont inférieures à une fois et demie le montant annuel du SMIC.
- Ou lorsqu'un logement correspondant à ses besoins et à ses possibilités lui est offert « dans les limites géographiques prévues à l?article 13 bis de la loi du 1er septembre 1948 ».
La doctrine s'interroge sur l'opportunité de la protection particulière instituée ainsi pour les personnes âgées lorsque le refus de renouvellement se fonde sur le comportement fautif du locataire. Mais rien ne permet d'induire de l'article 15 que les dispositions protectrices du locataire âgé ne s'appliquent pas.
Calcul du plafond de ressource
La Cour de cassation, restant dans la ligne de son précédent arrêt du 19 juillet 2000, a réaffirmé que pour le calcul des ressources du locataire âgé de plus de 70 ans, les ressources de chacun des locataires devaient être appréciées séparément ( Cass. 3e civ. 24 septembre 2002).
Date d'appréciation du montant des ressources du locataire
Selon l'article 15-III, alinéa 3, de la loi du 6 juillet 1989, le montant des ressources ( du locataire ou du bailleur) « est apprécié à la date de notification du congé » ( l'âge des parties étant apprécié à la date d'échéance du contrat). Ce principe a été rappelé par un arrêt de la Cour de Cassation du 17 décembre 2002. ( Cass.3e civ. 17 décembre 2002).
Proposition de relogement.
Le bailleur peut obtenir le départ du locataire âgé et de faibles ressources s'il lui offre un logement correspondant à ses besoins et à ses possibilités et relativement proche.
Le caractère vague des critères posés par la loi offre aux locataires des possibilités de contestations étendues. Néanmoins les incidents contentieux suscités par cette disposition ont été jusqu'ici assez rares.
La Cour d'appel de Caen a admis le bien-fondé du refus du locataire après avoir constaté que le logement proposé était sur deux niveaux, inadapté à son état de santé précaire, mal organisé, particulièrement bruyant, et que les dépenses afférentes au chauffage électrique étaient incompatibles avec ses faibles ressources ( Caen 1ère ch, 7 février 2002). |