Mon amie est chinoise

. Pour venir étudier en France, il lui fallait un certificat d'hébergement.
Le professeur d'université responsable de l'échange entre les deux pays lui a conseillé de s'adresser à la société X. Cette société lui a demandé un an de loyers d'avance, et en échange, elle a reçu un certificat d'hébergement sur lequel il est stipulé : loyer annuel payé pour la chambre d'étudiant Z.
A son arrivée en France, mon amie a dû signer un bail avec la SCI Y, propriétaire de la chambre d'étudiant Z. D'autres étudiants chinois du même programme d'échange ont procédé de même, ils sont tous hébergés par la SCI Y.
L'hébergement en question est dans une chambre meublée (2 étudiants sont logés par chambre), avec une cuisine commune. Les "propriétaires" habitent aussi cette maison, refaite à neuf récemment.
Mais elle est très éloignée de l'université, et le loyer y est plus cher que la norme, sans compter des charges excessives.
=> En pratique, mon amie vie chez moi depuis le début de l'année.
Problème : Comment résilier le(s) contrat(s) et récupérer les loyers payés d'avance ?
Précisions sur l'affaire :
- la gérante de la SCI Y n'est autre que la femme du président de la société X.
- ils sont tous les deux chinois (et parlent mal français)...
- a priori, le loyer de la chambre Z est payé par la société X
- les deux sociétés était domiciliées en France. Le sont-elle encore ???
Le bail de la SCI Y :
- il est de type non-meublé, avec 3 mois de caution
- le préavis est, lui-aussi, de 3 mois.
- la société X n'apparaît pas dessus
Conditions d'hébergement :
- les chambres sont meublées (lits, bureaux, chaises, couettes), et en bons états
- les locataires n'ont pas les clefs de la porte d'entrée. Ils doivent attendre qu'on leur ouvre...
- ils n'ont pas de boites aux lettres : tout passe par celle de madame Y. C'est plus pratique pour le retour des récépissés de recommandé !
- les locataires sont contraints de payer 40 euro tous les mois (=montant des charges).
- le règlement "intérieur" (écrit en chinois) est plutôt stricte. Par exemple, les visites sont interdites.
Démarches déjà effectuées :
- lors de la remise du premier recommandé de congés de bail (fin octobre), le facteur n'a pas fait signer la bonne personne. En l'occurrence, c'est mon amie qui a signé
=> recommandé sans doute non valide, même si le fils du bailleur a reconnu au téléphone qu'il avait eu ce recommandé.
- d'autres locataires ont envoyés (début novembre) des recommandés qui n'ont pas été retirés
- peu après cela, leur professeur est venu les voir. Il leur a fait la morale, en leur disant qu'ils ne devaient pas quitter leur chambre. Pourquoi, mystère ???
- le second recommandé de mon amie (mi-janvier) n'a pas été retiré.
- l'huissier que l'on a mandaté, ne parlant pas chinois, a du passé plusieurs fois (mi-février) avant de réussir à remettre le congés de bail. Avec, au passage, un doublement de ses honoraires !
- le pré-avis est réduit à 1 mois suite à l'obtention d'un premier emploi (CDD à temps partiel)
Que faire maintenant ?
Comment poursuivre la SCI Y... Car, même si mon amie a des quittances pour les trois premiers mois, elle n'a pas versé d'argent à cette SCI ! Ni pour la caution, ni pour les premiers mois de loyers, ni pour les charges....
Comment attaquer la société X ? Surtout que, comme l'a fait, à juste titre, remarquer le couple propriétaire aux autres locataires : " La justice ? De toute façon, j'ai plus d'argent et plus de temps que vous ! "
