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Posté par Louisetd bonjour,
je suis intéressée par une vente de ce genre. les occupants sont sans titre ni droit.
est-ce que cela change quelquechose à la procédure d'expulsion:
- si je compte en faire ma résidence principale?
- le fait que la vente indique l'occupation illégale?
- combien de temps et d'argent faut-il compter?
cordialement. |
Il s'agit d'une opération très spéculative : quand achète un bien occupé sans titre, on sait à quoi s'en tenir, le prix payé est très inférieur à ce qu'il serait sans ces occupants, c'est ce qui motive l'acquéreur qui, dans l'espoir d'un achat à bon compte ou d'une confortable plus-value accepte les aléas inhérents à la situation du bien.
Que l'on compte faire ou non sa résidence principale du local acheté en situation d'occupation sans titre ne change pas le caractère spéculatif de l'achat et c'est ce dernier qui sera considéré par l'autorité de l'Etat chargé d'une éventuelle expulsion.
Le vendeur ne manquera pas d'indiquer que son bien est occupé sans titre pour se prémunir contre tout recours ultérieur que pourrait vouloir intenter l'acheteur qui ne pourra pas prétendre avoir été trompé sur la marchandise. Ce ne sera pas une stipulation mais une information importante et nécessaire portant sur une situation de fait.
Le temps et le prix que coûteront l'expulsion dépendent d'un grand nombre de facteurs. Il est impossible de le prévoir sans informations précises sur les occupants et les circonstances de leur occupation.
Il faut avant de prendre une décision, être bien sûr que l'occupation est illicite, et, elle si elle l'est, savoir dans quelle circonstance elle s'est faite.
Un occupant sans bail n'est pas forcément un occupant sans titre. La notion d'occupant sans titre existe dans la législation : ces occupants ont vocation à être régularisés par un bail écrit et non à être expulsés.
Si les occupants sont effectivement sans titre, encore faut-il savoir si ce sont des squatters qui sont entrés par effraction ou des locataires impécunieux déchus de leur titre parce qu'ils ne pouvaient plus payer leur loyer.
Questions à poser au bailleur :
- Qui sont ces occupants, depuis quand occupent-ils le local, comment en ont-ils pris possession ?
- Un jugement d'expulsion a-t-il été rendu ? Sinon, une procédure est-elle en cours et sinon, enfin, pourquoi ?
- Si un jugement d'expulsion a été rendu, une procédure d'expulsion est-elle en cours ? Sinon, pourquoi ? Si oui, avec quels résultats ?