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06/07/2008, 10h20
|  | Activité Soutenue | | | | relation/communication très difficile avec mon avocate. Bonjour,
j'ai pris la décision d'envoyer à mon avocate un recomandé pour lui dire mon inquiètude concernant le traitement de mon affaire.
Ai-je eu raison ?
Voiçi la lettre : Citation:
Maître,
Qu’en-est-il de mon affaire ?
Vous pensez que poser cette question par lettre recommandée à son propre avocat est risible ?
Le 9 mars 2006 je suis licencié et viré comme un chien de mon ancienne entreprise pour des motifs extrêmement comiques. Humilié j’étais à ce moment-là ; et je le suis encore aujourd’hui. Je n’ai toujours pas retrouvé mon intégrité professionnelle tant que cette affaire ne sera pas terminée ou au moins sur des rails tracés et datés.
Aussitôt après je fais appel à un huissier de justice pour récupérer mes affaires personnelles chez mon ancien employeur.
Ensuite, je viens vous voir et vous demande de prendre en charge l’affaire.
Chose que vous faîtes excellemment bien puisque vous avez gagné rapidement un référé et votre prestation devant la court pour me défendre était quasi biblique.
Là je me suis dit « génial, mon avocate est formidable, heureux de l’avoir avec moi plutôt que contre moi, j’ai l’impression que les choses ne vont pas trainer avec elle ».
Fort heureux de ce premier palier réussi, je n’ai pas hésité évidement à venter les mérites de ma super avocate auprès de mes amis proches, et de ma famille et même auprès de mon actuel patron. Je n’ai pas hésité non plus à justifier vos honoraires élevés (95% de mon actuel salaire net régulier) par votre performance et compétences mises en exergue.
Mais depuis…un an après… qu’est-ce qu’il se passe ? ça traine.
Le 2 mars 2007 j’ai enfin signé mon engagement avec vous. Depuis, plus aucune nouvelle de vous.
J’ai dû vous avoir appelé au moins 40 fois sans rappel de votre part, soit une moyenne de 3 tentative par mois.
Soit je tombais sur votre pseudo secrétaire en laissant un message demandant un rappel.
Soit je tombais sur votre répondeur téléphonique en laissant un message demandant que vous me rappeliez.
Soit (ô miracle) je suis tombé sur vous mais vous n’étiez point disponible et vous n’avez pas honoré votre promesse de me rappeler.
Je n’ai pourtant pas changé d’adresse, ni de numéro de téléphone, ni de visage, ni de personnalité car comme je l’ai dit je reste humilié et handicapé par un manque d’intégrité professionnelle ; Chose dont j’ai besoin pour trouver un meilleur travail que mon actuel.
Vous savez c’est pas facile de postuler devant un futur employeur en disant qu’on a été viré pour avoir divulguer des informations confidentielles, pour avoir été insolent, et pour concurrence déloyale.
Fin février dernier, vous encaissiez mon chèque. Je me suis alors dit « chouette ça y est l’affaire avance, elle a encaissé et allumer le moteur, elle va me donner une date de rendez-vous ou de conciliation).
Que né ni…
Ô que j’étais naïf. En fait, le chèque allait ne plus être bon (la durée d’1 an s’achevait). Donc vous l’avez sûrement encaissé par prudence je suppose car c’est ce que j’aurais fait à votre place en étant pragmatique et rigoureuse.
Suite à cela, j’ai encore essayé depuis de vous appeler...en vain.
J’ai même déposé une lettre à votre bureau…en vain.
Alors, quelle solutions me reste-il pour vous contacter ?
- Vous harceler sur votre téléphone mobile XX XX XX XX XX : non je ne le ferai pas car je suis conscient et respectueux du fait qu’il vous est réservé à des cas d’extrême urgence pendant des audiences. Mais j’en brûle d’envi. Ô frustration.
- Faire le chien et vous attendre devant votre porte le matin ou le soir : non j’ai déjà perdu une partie de ma dignité professionnelle, je ne tiens pas à perdre une autre partie de ma dignité personnelle.
- Aller me pointer le samedi matin au clos des avocats gratuits pour demander conseils à un autre avocat confrère, pour demander des conseil sur mes relations avec vous. Avouez que ce serait ridicule et irrespectueux envers vous. Sans parler de l’image que ça vous procurait.
- Aller au bureau des prudhommes pour demander des informations sur mon affaire, essayer de savoir si mon dossier est bien déposé, si je dois attendre une date, laquelle, et quand…
Je n’écarte pas cette solution.
- Vous demander de laisser tomber l’affaire afin que je prenne un autre avocat : non. Je reste convaincu de votre qualité professionnelle, de vos compétences, de votre valeur. Je n’ai pas envi de repartir à zéro avec une autre personne.
Aujourd’hui, au 6 juillet 2008, je me sens ridicule et doublement humilié car je ne puis donner des nouvelles de mon affaire ni à mes amis, ni à ma famille, ni à mon actuel employeur et ni à mes anciens collègues restés sur le « champ de bataille ». Ils doivent penser que j’ai menti sur les raisons de mon licenciement tellement elles sont comiques, tellement vous ne me donnez pas de nouvelles, tellement ça traine, tellement je suis dans le flou, le noir total concernant mon affaire.
Aujourd’hui, un 6 juillet 2008, dimanche matin, veille de vacances pour beaucoup de gens je n’ai donc trouvé que ce moyen de lettre recommandée pour vous poser cette question : Qu’en-est-il de mon affaire ?
Alors non, je ne pense pas que ce soit risible de demander à son propre avocat des nouvelles de son affaire par lettre recommandée. Ce n’est pas risible mais burlesque.
Aujourd’hui, j’ai perdu plus de temps, d’argent, d’énergie, de dignité après mon licenciement qu’à cause de lui !
J’ai peur de perdre la hargne que j’avais aussitôt avoir été licencié et de la retourner contre vous voire pire : abandonné et être une victime du système judicaire auquel vous participez avec ce mutisme.
Je vous rappelle que j’ai demandé vos services pour me défendre, et non pas pour me descendre encore plus.
J’ai pourtant mâché votre travail en réalisant l’historique datés des événements, couru ça et là pour allez chercher, photocopier tel ou tel document, acheter à mes frais la convention collective…
Dès fois je me dis que si je pouvais retourner dans le temps j’irai me mettre des baffes afin de ne surtout pas me défendre., que j’aurai dû partir comme un chien, que j’y aurais gagné plus (perdu moins plutôt).
Mais en faisant cela je n’y aurais pas gagné en dignité et ni intégrité. Choses que je vous ai confiés, alors prenez-en soin bon sang !
Tout ce que je demande c’est réparation pour les dommages que j’ai subis et que je subis encore. Je me fiche du comptage des jours de congés, rtt..Etc. Je demande simplement ma réparation pour le préjudice moral et professionnel causé par ce licenciement. Au cas où ça vous intéresserait, mon ancien employeur qui m’avait licencié est parti à la retraite. Je pense (à vous de le confirmer) que ça rendra plus difficile pour eux de prouver les motifs de mon licenciement abusif non justifié. Donc c’est un bon point pour nous. Là encore je fais votre travail en allant chercher cette information.
Voilà, j’ai tout dit, la balle et dans votre camp.
Cordialement,
M. X, votre client.
Sans dignité, ni intégrité.
| alors ?
suis-je trop brutal ?
est-ce une erreur de ma part ?
qu'aurais-je pu faire d'autre ?
Est-ce que l'attente d'une date de procés ou réconciliation dure plus d'un an ? dans toutes les villes, à Amiens encore plus ? Est-ce que ça justifie un mutisme de mon avocate ?
Merci de m'avoir lu (longue lettre....) et super merci de me répondre. | 
06/07/2008, 17h55
|  | Activité Soutenue | | | | Ce n'est pas très clair. Qu'avez-vous gagné en référé, et qu'attendez-vous maintenant de votre avocate.
Je serais vous, je n'hésiterais pas à l'appeler sur son portable, à appeler les Prud'hommes pour savoir où en est mon affaire,et j'essayerais de tirer cette affaire au clair avant d'aller voir un autre avocat. | 
06/07/2008, 18h18
|  | Activité Soutenue | | | | avant de faire appel à elle pour me représenter et contester mon licenciement injustifié et abusif, je l'avai engagé pour me réprésenter afin d'obtenir des papiers de licenciement dumement rempli par mon employeur. Comme c'était urgent, elle a fait un référé qu'elle a gagné.
Ensuite donc, je l'ai réengagé pour mon dossier de contestation de licenciement. Celui là même qui traine... | 
06/07/2008, 20h17
|  | Activité Soutenue | | | | L'audience de conciliation doit avoir dans un délai d'un mois après la saisine du conseil de prud'hommes. En général, cela ne prend pas plus que trois ou quatre mois.
C'est pourquoi je ne comprends pas qu'elle n'ait pas eu lieu depuis mars 2007. Quand votre avocate a-t-elle fait la saisine du conseil des prud'hommes ? | 
06/07/2008, 21h50
|  | Activité Soutenue | | | | quoi ???
oh là, je tombe des nuages.
3 ou 4 mois ? vous êtes certains que ça ne dépend pas du tribunal, de la juriduction, voire de Rachida (j'ai encore de l'humour...) mais moi ça fait presque 1 an et demi que j'attends.!
ya forcément un truc qui cloche dans mon cas dans son travail !
je me sens moins coupable d'avoir envoyé ce recommandé alors !
et dire qu'elle est juriste ! | 
06/07/2008, 21h56
| | | Danao, je la trouve super votre lettre.
Elle est peut être directe, inattendue,superflue, inutile, dérisoire, pitoyable,attristante, déconcertante, révoltante, vexante, mesquine, fâcheuse, déroutante, .............. mais tellement vraie.
Votre histoire, vos sentiments, hantent les palais de justice, quand l'affaire veut bien s'y dérouler...
Car combien d'étapes avant d'y parvenir !
Vous pensiez honorer votre défenseur en le choisissant, et vous pensiez tout simplement pouvoir compter sur un minimum de considération et d'empathie. Quelle cruelle déception, je dirais même quelle naïveté !!!!
Votre affaire ne vous appartient plus, vous ne le saviez pas ?
Votre défenseur, qui elle a fait de longues études (pas plus longues que les miennes soit dit en passant) vous a d'un seul coup décérébré.
Laissez faire, je m'en occupe, ça prendra du temps, je n'ai pas reçu les conclusions de la partie adverse, il manque une pièce au dossier, etc, etc.....
Pour ce qui est des honoraires, soyez sans crainte, elle ne vous oubliera pas, je pense que vous vous en êtes aperçu d'ailleurs.
Votre défenseur se comporte exactement comme le mien il y a quelques années, tout excellent qu'il fut.
Excellent sur le plan professionnel mais nul archi nul sur le plan humain, sur l'approche psychologique, sur l'attitude à adopter avec un client inquiet, meurtri, qui subit une épreuve s'aggravant avec le temps.
Votre lettre pleine de bon sens, pleine de vérité, pleine de ce que vous vivez, fait appel à l'humanité de votre défenseur. Vous l'appelez au secours, vous demandez un réconfort moral. L'aurez vous ?..............
Moi je vous le donne. J'ai vécu une procédure civile, de mon initiative, qui a duré 4 ans, 10 séances au tribunal d'instance, donc 9 reports, pour finalement gagner dans le jugement mais perdre complètement dans l'estime du système de défense.
J'ai cruellement ressenti, comme vous, un manque absolu d'humanité. J'ai constaté l'attitude distante du défenseur, le maintien volontaire de sa part de mon ignorance du système judiciaire.
Alors oui, vous avez bougrement raison de dire à votre avocate ce que vous ressentez.
Quant à la procédure, si vous voulez vous plaindre de votre avocat, puisqu'elle ne vous répond même pas, faîtes appel au Bâtonnier de l'ordre des avocats du Barreau dont elle dépend. Vos illusions y perdront probablement un peu encore.
De tout coeur avec vous. | 
06/07/2008, 22h09
|  | Activité Soutenue | | | | Citation: |
Bâtonnier de l'ordre des avocats
| je ne connais pas ce terme.
je pars de suite me renseigner. d'après le nom, ça semble être un surveilleur d'avocat ? un peu la police des polices non? | 
06/07/2008, 22h14
| | | un avocat du barreau nommé par ses pairs, reconnu pour ses qualités professionnelles et humaines (j'ajouterais par amertume : au moins pour le temps de sa nomination...) | 
07/07/2008, 21h07
|  | Activité Soutenue | | | | Allez d'abord au conseil des prdu'hommes pour voir si votre avocate a bien déposé votre dossier.
J'ai comme l'impression qu'elle n'a rien fait, à part toucher votre chèque. Si vous y tenez, il vaut mieux aller voir le bâtonnier avec des informations fraîches. Mais le bâtonnier risque de vous faire encore attendre un peu.
N'attendez surtout pas que votre avocate VOUS DEFENDE, vous, parce que c'est vous. Les avocats sont des commerçants comme les autres, pires que les autres.
Le référé l'a intéressée, mais votre affaire actuelle de contestation de licenciement l'intéresse nettement moins, pour une raison obscure propre aux avocats.
Dernière modification par Julia94 07/07/2008 à 21h16.
Motif: ajout
| 
07/07/2008, 23h17
|  | Activité Soutenue | | | | ok merci de vos conseils.
je vais tâcher de me rendre au tribunal pour demander si mon dossier est bien déposé. J'espère ne pas être déçu...
bye | | Outils de la discussion | Rechercher | | | |
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