Re : nationalité Française Bonsoir,
Comme indiqué, les algériens avant l'indépendance étaient de nationalité française, mais de "droit local", par opposition à la nationalité française de "droit commun". Français, oui, mais pas comme les "vrais", hein, la République ne pouvait mettre tout le monde sur un véritable pied d'égalité.... donc il y avait les français "de France", et les autres.
TOUS les algériens ont perdu la nationalité française du fait des accords d'Evian, SAUF
- s'ils ont souscrit en temps et heures la déclaration de conservation de la nationalité française prévue dans les accords d'Evian.
- les algériens relevant du statut de droit commun, et non de droit local.
Comment faire la distinction entre les deux statuts juridiques ? Aucun critère, simplement il faut posséder un décret postérieur à 1962 déclarant la personne de nationalité française. Sans ce décret, ou avec un décret antérieur, la nationalité française est perdue.
Le fait que votre père était conseiller municipal, contrairement à une croyance répandue (par qui?) ne lui a pas conféré ce fameux statut de droit commun.
Je peux même citer des dossiers où la personne était ancien combattant, avait la légion d'honneur, était issue d'une longue lignée de combattants ayant tous la légion d'honneur... Niet : statut de droit local.
Pour en avoir le coeur net, demandez un certificat de nationalité.
Enfin, la circonstance que votre fils soit français ne vous donne bien entendu aucun droit à la nationalité française, mais peut vous faire obtenir un visa.
Vous ne pourrez obtenir de titre de séjour sans résider à titre principal en France.
Pour le titre de séjour, vous devrez prouver :
- soit que vous n'avez plus aucune attache en algérie (notamment financière, mais familiale également)
- soit que votre fils est le seul à pouvoir subvenir à vos besoins, où que votre état de santé nécessite la présence d'une tierce personne : lui.
- autres cas, trop longs à développer.
Vous savez, les accords d'Evian sont de véritables chausses-trappes destinées à enfoncer au maximum les algériens pour le futur, et notamment à couper tous les liens financiers pouvant exister entre la France et l'Algérie (pensions de retraites, de réversion, etc). Au regard des textes et de la jurisprudence, la nationalité française est selon la République un privilège accordé au compte-goutte, un honneur, pouvant en outre générer des droits financiers....donc distribué avec parcimonie.
Cleyo |