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19/11/2008, 05h29
| | Membre Activité Occasionnelle | | | | Suite à une accusation d'harcèlement d'un de mes collaborateurs... Bonsoir à tous,
j'ai l'impression de vivre un cauchemard depuis trois semaines maintenant....
Employé dans une très grande entreprise depuis presque 20 ans, cadre manager d'une équipe de 15 personnes,
je viens d'être accusé en interne par un de mes collaborateurs de harcèlement moral.
En effet lors d'une visite provoquée à la médecine du travail, ce dernier a déclaré être victime de harcélement de ma part. Suite à cet entretien, le médecin a immédiatement prévenu la direction générale de mon entreprise.
J'étais en congé 48H. Tout cela s'est passé durant mon absence. A mon retour, mon collaborateur avait déjà été muté, ce qui parait normal dans ce genre de cas.
Mon service a reçu, toujours durant mon absence, la visite de responsables de la drh, qui ont interrogé tous mes collaborateurs sur mes méthodes managériales, et ont été jusqu'à appeller certaines collaboratrices actuellement en congé maternité.
A mon retour... j'ai tout de suite compris que quelque chose s'était passé... mon équipe était mal, et personne ne pouvait me dire quoi que ce soit, ordre de la drh...
J'ai été reçu par mon directeur commercial dans l'après midi même, en présence des enquêteurs de la drh, qui m'ont exposé les accusations et m'ont demandé mon avis et mon ressenti.
Il est très clair: je n'ai jamais eu d'agissements qualifiés d'éléments constitutifs de harcelement moral avec mes collaborteurs.
La pression de ma direction, des clients, des objectifs à atteindre m'amènent souvent à avoir un certain niveau d'exigence, en accord avec
le projet et les directives de mon entreprise. Je sais féliciter mes collaborateurs, les aider dans leur avancement, les aider dans la formation de leur métier et je ne les laisse jamais tomber. Je sais aussi dire quand ça ne va pas, de manière toujours respectueuse: c'est aussi mon rôle.
Cette personne accumulait les erreurs très graves, les clients se plaignaient souvent... par conséquent je lui disais souvent que ça n'allait vraiment pas.
J'ai toujours aussi su l'encourager, valoriser ses résultats pas mauvais, je ne l'ai jamais mise à l'écart dans mon équipe.
Depuis un an, les relations étaient même véritablement cordiales entre nous. Mais il y a quelques semaines, j'ai refusé sa titularisation à son poste,
avec le soutien et l'accord de ma hiérarchie, lui expliquant que je la repoussais en fin d'année, le temps qu'il apprenne et progresse
encore quelques semaines. Apparemment, c'est mal passé...
J'ai reçu le soutien de toute mon équipe, qui a fait de moi un portrait irréprochable aux enquêteurs. Certains ont même été assez perturbé par tout ça, trouvant les méthodes d'investigation de l'entreprise choquantes et écoeurantes vis à vis de moi et de mon investissement. J'ai reçu le soutien de mon supérieur hiérarchique direct qui tombe de haut sur sa propre hiérarchie....et qui a le courage de leur dire et de me défendre.
J'ai eu le soutien d'anciens collaborteurs, dont certains très hauts placés aujourd'hui dans mon entreprise.
Plusieurs éléments:
mon accusateur est syndiqué. Ce qui a a priori fait très peur à ma direction...
mon accusateur est parrainé dans mon entreprise par.... le directeur général en personne.
mon accusateur vient d'accumuler ses dernières semaines une séparation, un accident, des problèmes financiers.... qu'il s'est bien gardé de dévoiler à
notre direction et au médecin du travail quand il a porté ses accusations.
mon accusateur n'a jamais pris un seul jour de congé maladie depuis qu'il travaille avec moi. Le médecin du travail ne l'a d'ailleurs pas arrêté suite à ses déclarations...
mon accusateur vient d'être titularisé tout étant muté....
Enfin, j'avais postulé avant tout cela pour un avancement dans mon entreprise... je venais d'en informer mon équipe. Je ne veux pas croire à une coincidence.
Evidemment, je n'ai même pas été reçu pour un entretien, malgré l'avis très favorable que j'avais reçu de mon supérieur pour ce poste.
Voila ce que me propose mon entreprise aujourd'hui: j'échappe au licenciement et à la sanction (!!!!!!!), aux vues de mes bons résultats. Mais il apparaitrait que j'ai trop de charisme, et que je ne suis pas fait pour manager. On me "propose" un autre poste, un nouveau métier, et je ne suis pas rétrogradé au niveau de mes acquis et de mon salaire.
Voila le résultat de 20 ans de travail dévoué et irréprochable, à cause de fausses accusations.
Plusieurs questions se posent à moi maintenant:
- cette proposition d'un autre poste, à laquelle je sens ne pas avoir le choix si je veux rester dans mon entreprise, n'est elle pas une sanction déguisée?
Sachant qu'évidemment, il n'ont absolument rien à me reprocher, l'accusation de mon ex collaborateur ne tenant plus suite à leur enquête et vu l'absence évidente de preuve.
- puis-je attaquer mon entreprise si elle me met dans un placard, certes doré, mais sur aucune base sérieuse et contre mon gré car j'adore mon métier de manager et je ne veux pas changer?
- l'entreprise avait-elle le droit de mener une enquête à ma charge, en mon absence, et de me "consulter" simplement en fin d'enquête seulement,
et mon collaborateur déjà muté et titularisé dans un autre service?
- Le fait de ne pas me recevoir, me considérant déjà coupable ne m'ayant consulté qu'en fin d'enquête et leur idée déjà faite, pour le poste que je convoitais depuis longtemps, que je méritais vraiment, peut-il être considérer
comme une sanction et un préjudice également?
- Peuvent-ils faire pression sur moi pour que je ne porte pas plainte pour dénonciation calomnieuse envers mon ex collaborateur comme j'ai l'intention de le faire (et est-ce à propos?)?
Je vous remercie pour vos réponses et réactions, elles me seront précieuses dans ces temps difficiles où je me demande encore chaque matin en me levant si je suis simplement entrain de cauchemarder... ou pas.... | 
19/11/2008, 07h00
| | | Citation:
Posté par Flopowa Bonsoir à tous,
Plusieurs questions se posent à moi maintenant:
- cette proposition d'un autre poste, à laquelle je sens ne pas avoir le choix si je veux rester dans mon entreprise, n'est elle pas une sanction déguisée?
Sachant qu'évidemment, il n'ont absolument rien à me reprocher, l'accusation de mon ex collaborateur ne tenant plus suite à leur enquête et vu l'absence évidente de preuve.
- puis-je attaquer mon entreprise si elle me met dans un placard, certes doré, mais sur aucune base sérieuse et contre mon gré car j'adore mon métier de manager et je ne veux pas changer?
- l'entreprise avait-elle le droit de mener une enquête à ma charge, en mon absence, et de me "consulter" simplement en fin d'enquête seulement,
et mon collaborateur déjà muté et titularisé dans un autre service?
- Le fait de ne pas me recevoir, me considérant déjà coupable ne m'ayant consulté qu'en fin d'enquête et leur idée déjà faite, pour le poste que je convoitais depuis longtemps, que je méritais vraiment, peut-il être considérer
comme une sanction et un préjudice également?
- Peuvent-ils faire pression sur moi pour que je ne porte pas plainte pour dénonciation calomnieuse envers mon ex collaborateur comme j'ai l'intention de le faire (et est-ce à propos?)?
Je vous remercie pour vos réponses et réactions, elles me seront précieuses dans ces temps difficiles où je me demande encore chaque matin en me levant si je suis simplement entrain de cauchemarder... ou pas.... | En effet, accepter leur proposition est peut être la solution pour conserver votre poste ; si vous refusez leur proposition, il est possible qu'ils vous sanctionnent ouvertement. La décision vous appartient, mais, juridiquement, ils ne peuvent vous imposer quelques sanctions que ce soient, sur la base d'accusations qui ont été réfutés par vos collaborateurs et pour lesquelles ils n'ont, d'après votre récit, pas de preuves. Si vous êtes de bonne foi (ne m'en veuillez pas pour le "si", mais je pose des hypothèses), vous devriez refuser la proposition et laisser voir venir. Si ils vous sanctionnenet (licenciement ou autre), ils devront alors prouver les faits allégués, ce qu'ils ne pourront pas faire. Auquel cas, vous pourrez envisager une procédure devant le CPH.
L'entreprise n'a pas commis de aute, en menant une enquête face à des accusations de harcèlement moral. Elle était même, à mon sens, tenue de le faire.
Ils n'ont aucun droit de faire pression sur vous pour que nous ne portiez pas plaine.
Je vous conseillerais de ne rien changer. Continuer d'aller travailler normalement. Si une sanction déguisée se profile, rassembler tous les éléments de preuve possible pour la prouver. Si la sanction est frontale, vous pourrez assigner l'entreprise devant le CPH.
Bon courage.
Dernière modification par Loulou2444 19/11/2008 à 07h01.
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19/11/2008, 15h38
| | Membre Activité Occasionnelle | | | | Merci,
C'est effectivement ce que je viens de faire....refuser la proposition. Ce qui les embête bien a priori....Je viens d'être reçu par le directeur adjoint en personne qui pendant deux heures m'a passé la pommade et s'est mis à un niveau qu'un dga ne se met pas en temps normal...il a essayé de m'expliquer que je n'avais rien à me reprocher, que cette proposition n'était pas une sanction, qu'ils s'étaient apperçu que mon accusateur était apparemment un "pommé de la vie", je le cite. Mais là ça commence à prendre une autre tournure....
1° Il vient de condamner totalement la manière dont l'enquête s'est déroulée: je suis d'accord, une enquête était parfaitement légitime. Mais pour que mes collaborateurs dénoncent eux même des méthodes de "gestapo", que moi je n'ai été interrogé qu'en toute fin d'enquête , et pire que cette personne soit titularisé d'office (alors qu'un avis défavorable avait été donné)...
Le dga n'était pas au courant de la titularisation, il pense qu'effectivement s'est une erreur, et un mauvais signe lancé à tous. Sans parler de la perte de crédibilité que ça entraine pour tous les managers de l'entreprise...
C'est dans ce sens que je demandais en fait, si en France, les drh n'avaient pas dans ce genre de cas des règles à respecter en matière d'enquête, qui comme au québec, serait une vraie enquête, équitable, basée sur la présompion d'innocence.
2° Le dga m'a déconseillé de porter plainte contre mon accusateur... gentillement, mais j'ai bien vu que là il a compris que je n'allais pas me laisser faire comme ils étaient probablement persuadé que je le ferai, pauvre petit mouton que j'ai été pendant des années....
3° Je viens d'envoyer à mon directeur général un courrier où suite à tout cela et cet entretien avec le directeur adjoint, je lui demande de prendre clairement position et surtout de me communiquer tout élément, déclarations écrites, courriers ou autres qui constitueraient des preuves tangiles à mon encontre. Car je ne sais toujours pas quels faits précis me sont reprochés, le terme harcèlement moral est vague quand même....
Maintenant j'attend. Je sens très bien que le vent tourne et que c'est moi qui est l'avantage.... J'ai été profondément blessé par cette affaire, je pense ne plus avoir envie de rester dans l'entreprise quoi qu'il en soit. Mais si je dois partir, ça sera la tête haute, et mon honneur lavé. | 
19/11/2008, 19h05
| | | Je crois que vous avez intérêt à les laisser venir.
Cela dit, ce genre d'affaire est toujours ennuyeux.
Je vous suggère de ce fait de vous faire conseiller sur place :
- par un syndicat, éventuellement
- ou grâce à votre contrat d'assurance juridique, si vous en avez un
Si ça va plus loin, un avocat risque d'être utile mais dans certains cas il appartiendra à l'employeur de couvrir les frais.
Les méthodes de votre direction tiennent à mon sens du harcèlement. |
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