Re: interet legaux Bonjour,
Selon l'article 1153-1 du code civil, en toute matière la condamnation à une indemnité emporte intérêts au taux légal même en l'absence de demande ou de disposition spéciale du jugement.
Donc, pas besoin que l'arrêt de la cour d'appel indique des intérêts légaux : ils sont dus en vertu de la loi (code civil, article 1153-1).
L'article 1153-1 énonce dans son 2e alinéa que si en appel ce n'a pas été la confirmation pure et simple du jugement de première instance, l'indemnité allouée en appel porte intérêt à compter de la décision d'appel.
Par ailleurs, la majoration de votre rente nécessitait l'appréciation de la Cour d'appel, on ne peut pas faire grief à la CPAM d'avoir négligé de vous payer la rente maximale dès l'origine.
Donc, les intérêts légaux vous sont dûs non pas à compter du début de l'octroi de votre rente, mais à compter du 20/11/2002, date de l'arrêt de la Cour d'appel.
En outre, vous pouvez, en vertu de l'article 1254 du Code civil, exiger que les paiements effectués par la CPAM entre le 20/11/2002 et ce jour, soient imputés par priorité sur le service des intérêts légaux, avant d'être affectés au service de la dette en principal (la rente). Cela a pour conséquence de majorer le montant des intérêts légaux, car leur assiette (le montant sur lequel on applique le taux d'intérêt) est plus importante. Et n'oubliez pas que si deux mois après l'arrêt de la cour d'appel c'est-à-dire le 20/01/2003, la CPAM n'avait pas apuré la totalité des arriérés (ce qui est le cas, puisque la CPAM ne s'est exécutée que le 8/4/03, le montant des intérêts légaux est augmenté de 5 points ; n'oubliez pas de les exiger.
Cordialement. |