Bonjour,
en général, c'est l'employeur qui se prévaut d'une faute grave et toujours dans le cadre d'un licenciement.
Vous n'allez quand même pas invoquer cet incident pour vous "autolicencier" aux torts exclusifs de l'employeur? Cela ne vous rapporterait rien, le motif est "léger" sauf si cela dégénère réellement en pressions psychologiques insupportables ( preuve difficile!). Sachez qu'en plus, vous ne serez pas habilité à vous inscrire aux ASSEDICS, qui exceptionnellement réexamine votre dossier en cas d'issue favorable d'une procédure auprès du CPH.
En cas de conflit, il vous sera reproché un certain nombre de faits, que l'employeur devra prouver. Le fait qu'il ait communiqué vos coordonnées ne vous autorise pas, ni n'excuse une éventuelle faute professionnelle ou un éventuel fait fautif qui vous serait imputable.
le seul cas où vous pourriez lui opposer cette "faute" est s'il vous est reproché par votre conduite d'avoir exposé la société à des sanctions pénales.
si vous subissez des pressions, avez vous au sein de l'entreprise un IRP pour faire constater cet état de fait et vous assister au cours d'un entretien avec l'employeur, pour faire cesser cet état de fait. Vous pouvez également le mettre en demeure par courrier recommandé AR de faire cesser la procédure de recouvrement lancée à votre encontre.
Car le plus simple c'est d'aller en discuter avec lui, avant que les choses ne se détériorent davantage.
Enfin le traitement automatisé des informations nominatives par le service du personnel au sein d'un entreprise fait l'objet d'une déclaration auprès de la CNIL; L'employeur qui recueille vos données personnelles doit respecter des règles dont la confidentialité. Vous pouvez donc saisir la CNIL d'une plainte.
Voici extrait du site CNIL :
La confidentialité des données « Ne divulguez pas vos informations à n’importe qui »
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Seules les personnes autorisées peuvent accéder aux données personnelles contenues dans un fichier. Il s’agit :- des destinataires explicitement désignés pour en obtenir régulièrement communication,
- des « tiers autorisés » ayant qualité pour les recevoir de façon ponctuelle et motivée (ex. : la police, le fisc).
Ça peut faire mal !
La communication d’informations à des personnes non-autorisées est punie de 5 ans d'emprisonnement et de 300 000 € d'amende. La divulgation d’informations commise par imprudence ou négligence est punie de 3 ans d'emprisonnement et de 100 000 € d’amende.
(art. 226-22 du code pénal)