Re : modification contrat de travail Représentants du personnel, membres de comités d'entreprise, délégués syndicaux... L'employeur ne peut licencier ou mettre à la retraite sans avoir obtenu une autorisation préalable de l'Inspection du travail. Ce statut de salarié protégé est également valable pour les suppléants : il prend effet dès l'envoi de la lettre recommandée notifiant la désignation. Et il dure encore un an à compter de la fin du mandat ( si celui-ci a duré au moins une année) !
Sont également concernés par ce statut original les membres du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), les salariés ayant demandé des élections de délégués du personnel (il faut que cette demande soit confirmée par une organisation syndicale), ainsi que les conseillers prud'hommes, les candidats à l'élection prud'homale et tout salarié pouvant prouver que l'employeur connaissait l'imminence de sa candidature ou de sa désignation à des fonctions de délégué du personnel.
Dans ce cadre, toute résiliation de contrat, même à l'amiable, est nulle sans autorisation de l'Inspection du travail : la Cour de Cassation avait même donné raison à un salarié protégé qui, après avoir conclu un accord de résiliation amiable de son contrat avec son employeur, avait demandé sa réintégration avec versement des salaires perdus (arrêt n° 5190, du 11 décembre 2001).
Ce statut protégé interdit en outre à l'employeur de ne pas renouveler un CDD, d'imposer une modification du contrat de travail ou un changement des conditions de travail sans autorisation administrative. |