Le quiproquo est simple et n'en voulez pas à Christine, elle a été mal conseillée et même l'urssaf se trompe ( ce qui ne m'étonne pas plus que ça de l'urssaf)
La convention collective du particulier employeur prévoit dans son article 12 que le salarié en cas de licenciement aura un préavis d'un mois s'il a moins de deux ans d'ancienneté et deux mois s'il a au moins deux ans d'ancienneté
L'indemnité de licenciement n'est dûe qu'à partir de deux ans d'ancienneté
Or Christine se trompe ou a été mal conseillée car elle croit qu'elle a deux ans d'ancienneté
Elle a commencé à travailler en juin 2006 et licenciée fin avril 2008 . Donc deux ans moins un mois. Or elle a un mois de préavis. Donc elle s'est dit, ou on lui a dit " avec le préavis tu as deux ans d'ancienneté et comme le contrat va jusqu'à la fin du préavis, ton contrat finit bien fin mai, donc c'est bon , tu as deux ans . Tu dois donc avoir l'indemnité de licenciement et le préavis sera donc de deux mois et non un "
Or ce raisonnement est faux pour une raison simple. Pour atteindre , et seulement pour atteindre les deux ans d'ancienneté, le préavis ne doit pas être compté ( alors qu'au delà de deux ans, on compte le préavis dans l'ancienneté) L'ancienneté du salarié s'apprécie au moment de l'envoi de la lettre de licenciement par l'employeur ( donc vous)
Et c'est un arrêt de la cour de cassation qui l'a clairement indiqué en 2006 ( je l'ai mis hier d'ailleurs sur ce forum cet arrêt ) mais je vais vous le redonner
Arrêt en date du 26 septembre 2006 (Cass. soc. 26.09.2006, n° 05-43841 FPB)
Christine n'a donc pas deux ans d'ancienneté et vous ne lui devez donc qu'un mois de préavis et pas d'indemnités de licenciement.
Donc il faudrait expliquer tout cela à Christine ( et à l'urssaf par la même occasion

)