Re : prélèvement CSG RDS sur dédom. + intérêts ? Bonjour,
Pour compléter la réponse de Delpeuch et modérer celle de Biniou, le minimum de dommages et intérêts en cas de licenciement irrégulier, abusif ou sans cause réelle et sérieuse est exonéré de CSG/CRDS. En d'autres termes :
- Si les juges octroient une indemnité à titre de dommages et intérêts correspondant à ce que prévoit la loi (ou la Convention collective), cette indemnité est totalement exonérée;
- Si les juges octroient plus, seul ce "plus" est soumis à la CSG/CRDS.
Il n'y a donc pas forcément une exonération totale des dommages et intérêts (Cf. Circ. min n°785 du 31/12/1996). Il faut donc, avant de répondre, rechercher ce que prévoit la Loi en terme d'indemnisation.
Dans le cas de Lenainbleu, il a obtenu tout d'abord environ 12 000 euros pour "défaut de cause réelle et sérieuse" => Dans ce cas, la Loi parle d'un minimum de 6 mois de salaire brut. Si on part d'un salaire brut de 2000 euros/mois (ce qui est plausible), les juges ont bien octroyé 6 x 2000 = 12 000 euros. Comme c'est le minimum prévu par la Loi, il n'y a pas de CSG/CRDS à payer sur l'ensemble de l'indemnité.
Concernant la deuxième indemnité de 4 000 euros environ, il faudrait voir exactement ce qu'il y a derrière le motif "inobservation du PSE". Car selon le motif réel, la Loi peut prévoir ou non un montant minimum d'indemnisation, et donc, de fait, la soumission ou non de l'indemnité à la CSG/CRDS.
- Par exemple, si l"inobservation du PSE" provient du fait que l'employeur n'a pas informé sur les critères de licenciement le salarié qui en fait la demande, alors ce dernier peut prétendre à des dommages et intérêts souverainement appréciés par le juge. => pas de minimum prévu par la Loi => l'indemnité sera alors soumise entièrement à la CSG/CRDS.
Peut-être Lenainbleu pourrait nous éclairer sur le deuxième motif.
Cordialement, |