Citation:
Posté par Pgeod Un mur séparant 2 bâtiments est réputé mitoyen seulement jusqu'à l'héberge.
Dans un mur mitoyen, on a pas de "propre moitié", car l'ouvrage est indivis dans son ensemble.
On peut surélever un mur mitoyen en profitant de toute l'épaisseur du mur (c'est d'ailleurs ce qui se faisait lorsque les murs étaient en pierre ou en pisé).
La partie surélevée reste privative jusqu'à ce que le voisin en acquiert la mitoyenneté, et en l'espèce, en remboursant la moitié des frais qu'à couté l'exhaussement.
On peut donc avoir un mur privatif de même épaisseur édifié sur un mur mitoyen; partie privative que l'on peut rendre mitoyen par application de l'article 660 : Le voisin qui n'a pas contribué à l'exhaussement peut en acquérir la mitoyenneté en payant la moitié de la dépense qu'il a coûté...
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Quelle différence faites vous entre céder une mitoyeneté (terme actuel) et autoriser un droit d'appui sur la moitié de l'épaisseur du mur (terme que j'ai retrouvé aux archives départementales datant de 1903) ?
Car c'est à partir d'un tel document que le propriétaire voisin de l'époque (1905) a construit en s'appuyant sur des constructions existantes de part et d'autre.
Je suis tombé là dessus car il y a 3 ans mon voisin voulait me faire retirer par voie de justice une parabole fixée dans "son mur" ( dans le prolongement de l'axe des maisons ) qui s'est avéré être sur ma parcelle, confirmé par l'expert au vu des documents que j'ai ramené des archives.
Comme la grande majorité des actuelles "mitoyennetés" remontent à des héritages de plus de 50 ans, il serait interessant de connaître la valeur légale d'une "mitoyeneté" qui n'existe pas dans les actes, ces derniers n'autorisant que des droits d'appui sur la moitié de l'épaisseur du mur...

Et à quel titre faudrait il indemniser un exhaussement datant d'un siècle, et qui n'est justifié par aucun acte l'autorisant au delà de l'axe ?
Comme vous le dites vous même, tout est présumé...