Conditions dans lesquelles les droits de garde de titres calculés de façon forfaitaire peuvent être déduits des revenus de capitaux mobiliers

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Actualité publiée le mercredi 25 octobre 2006.
Rédigée par Net-iris et classée dans le thème Fiscalité des particuliers.

Dans un rescrit du 24 octobre 2006 (n°2006/54) l'administration fiscale indique les conditions dans lesquelles les droits de garde de titres calculés de façon forfaitaire peuvent être déduits des revenus de capitaux mobiliers.
En effet,conformément aux dispositions de l'article 13 du CGI, les dépenses engagées en vue d'acquérir ou de conserver un revenu imposable sont admises en déduction du revenu. Néanmoins, lorsqu'il s'agit de droits de garde supportés par un contribuable titulaire d'un compte titre, seuls sont déductibles ceux qui sont afférents à des titres générant des revenus imposables au barème de l'impôt sur le revenu.
Par ailleurs, pour être admis en déduction, ces droits de garde doivent remplir certaines conditions (avoir été pris en compte pour leur montant réel et justifié, avoir été effectivement réglés au cours de l'année, etc.).
S'agissant des droits de garde de titres calculés de façon forfaitaire en fonction de la valeur des titres composant le portefeuille de référence du contribuable, ils sont déductibles des revenus de capitaux mobiliers, dans la limite de la seule fraction de ces droits afférente à des titres productifs de revenus imposables à l'impôt sur le revenu ou susceptibles d'en produire.
La part des droits de garde correspondant à des titres non productifs de revenus (titres d'OPCVM de capitalisation,...), ou dont les revenus sont exonérés d'impôt sur le revenu (produits de titres inscrits dans un PEA,...) ou soumis au prélèvement forfaitaire libératoire, ne constitue pas quant à elle une dépense déductible des revenus de capitaux mobiliers.
En tout état de cause, pour justifier de la déduction des droits de garde des revenus de capitaux mobiliers déterminés de façon forfaitaire, le contribuable doit être en mesure, à la demande du service des impôts compétent, de produire une attestation bancaire ventilant, par nature, les valeurs composant son portefeuille et ayant servi de base à la détermination des frais de garde (valeurs productives de revenus imposables à l'impôt sur le revenu ou susceptibles d'en produire ; valeurs non productives de revenus ; valeurs productives de revenus exonérés d'impôt sur le revenu ou soumis au prélèvement forfaitaire libératoire). A défaut d'une telle attestation, les droits de garde ne pourront pas être admis en déduction des revenus de capitaux mobiliers.

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Actualité juridique du mercredi 25 octobre 2006

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