Tout en confirmant la tenue d'une importante réflexion et réunion constructive sur le thème de l'environnement, à la mi-octobre, le ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, Jean-Louis Borloo, a présenté en Conseil des ministres une communication sur l'organisation de cet évènement, échelonné en trois phases.
La première, entre mi-juillet et mi-septembre, correspond à la période de dialogue et d'élaboration des propositions au sein des groupes de travail. Ensuite, les conclusions de la première phase seront enrichies par une consultation des acteurs locaux et du grand public qui se tiendra entre mi-septembre et mi-octobre. Enfin, il sera organisé une table ronde avec tous les acteurs, afin de dégager les propositions les plus consensuelles, mettre en lumière les points d'accord et les éventuels blocages. L'Etat arbitrera et la table ronde se conclura par un plan national pour l'environnement. Le plan d'action sera mis en oeuvre après avoir été soumis au Président de la République.
Cet évènement traduit la volonté du chef de l'Etat "de refonder la politique de l'écologie en France et d'inventer collectivement les conditions d'une nouvelle croissance compatible avec les limites d'un monde fini", peut-on lire dans le compte-rendu du Conseil des ministres qui s'est tenu le 9 juillet en raison du déplacement de Nicolas Sarkozy au Maghreb.
A l'issu de ce Grenelle de l'environnement, le Gouvernement entend aboutir à la fin du mois d'octobre à un "plan d'action comportant 20 à 30 mesures concrètes et quantifiables".
Actuellement, six groupes de travail d'une quarantaine de personnes issues de cinq collèges (Etat, collectivités territoriales, salariés, responsables professionnels et associations environnementales), présidés par des personnalités indépendantes et reconnues, travaillent sur ce sujet. Ils proposeront des mesures concrètes pour lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d'énergie, préserver la biodiversité et les ressources naturelles, instaurer un environnement respectueux de la santé, adopter des modes de production et de consommation durables (agriculture, pêche, agroalimentaire, distribution, forêt et usages durables des territoires), mais aussi afin de construire une démocratie écologique et promouvoir des modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l'emploi.
Dès à présent, le Ministre en charge de l'Environnement annonce que d'autres rendez-vous similaires seront prévus en 2009 et 2011, car la question écologique évolue rapidement (nouvelles découvertes scientifiques, impact des activités de l'homme sur la terre, études, etc.) et mérite des réponses adaptées.
"Le Grenelle de l'environnement ne constituera pas un point d'aboutissement, mais plutôt le point de départ d'une nouvelle donne française pour l'environnement", a déclaré M. Borloo.