Paris scelle les fondations de l'Union pour la Méditerranée

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Actualité publiée le mardi 15 juillet 2008.
Rédigée par Net-iris et classée dans le thème Droit Européen.

Annoncée dans le programme de travail de la présidence française de l'Union européenne (actualité du 01/07/08) et faisant parti du processus de Barcelone, l'Union pour la Méditerranée (UPM) a été lancée. L'UPM rassemble les Etats membres de l'Union européenne et leurs voisins proches ou appelés à rejoindre l'Union (Albanie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro et Monaco) et 11 pays non-membres riverains de la Mer méditerranée, à savoir l'Algérie, l'Autorité palestinienne, l'Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, la Syrie, la Tunisie et la Turquie.
Outre son intérêt économique et financier, l'Union a pour objectif de "réconcilier enfin les deux rives de cette mer, unies et déchirées par mille soubresauts de l'histoire, aujourd'hui confrontées aux mêmes espérances et aux mêmes dangers", a souligné dans une tribune Bernard Kouchner, le ministre des affaires étrangères.
A l'occasion du sommet de Paris, qui s'est tenu le 13 juillet dernier, les chefs d'Etat et de gouvernement se sont entendu sur les principes directeurs de cette union - à savoir le renforcement de la coopération politique et économique entre les différentes rives de la Méditerranée - mais aussi sur les projets qui seront menés de manière cohérente et associée dans les prochaines années, en matière de changement climatique, de dégradation de l'environnement, d'accès à l'eau et à l'énergie, de gestion de l'immigration, sans oublier le dialogue entre les civilisations et les droits de l'Homme, peut-on lire dans la déclaration commune.
Parmi les premières actions qui seront menées par l'UPM, figurent la dépollution de la Méditerranée, y compris des régions côtières et des zones maritimes protégées, la prévention des catastrophes (ex : lutte contre les incendies de forêts), le soutien à la recherche et au développement des énergies propres (principalement l'énergie solaire), et la sécurisation des transports de marchandises et de personnes. Sur ce dernier point, l'UPM propose de créer de véritables "autoroutes de la mer" dans tout le bassin méditerranéen (construction de voies navigables sécurisées le long des côtes, modernisation des réseaux ferroviaires reliant les pays du Maghreb, etc.).
L'UPM devrait également se doter d'une structure commune chargée de mettre en place des réseaux de coopération - afin de créer un Espace euro-méditerranéen de l'enseignement supérieur, des sciences et de la recherche - et de soutenir financièrement le développement des micro-entreprises et des PME des pays partenaires.
Pour satisfaire au principe de l'équité entre l'Union européenne et les pays partenaires méditerranéen, il y aura une coprésidence à la tête de l'UPM. L'un des présidents sera originaire de l'UE et l'autre d'un pays partenaire. Quant au financement des projets arrêtés par l'Union, ils proviendront pour l'essentiel de la participation du secteur privé, des contributions du budget de l'UE et de tous les partenaires, des contributions d'autres pays, des institutions financières internationales et d'entités régionales, ou encore du fonds euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP).
Soulignons que les modalités pratique de mise en oeuvre des projets seront arrêtées en novembre, pour être opérationnels pour certains, dès la fin 2008.

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Actualité juridique du mardi 15 juillet 2008

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