Bruxelles hésite à autoriser les aéroports européens à se doter de scanners corporels

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Actualité publiée le lundi 27 octobre 2008.
Rédigée par Net-iris et classée dans le thème New-tech.

Après les Etats-Unis et le Royaume-Uni, les aéroports internationaux français et européens, pourraient se doter des fameux scanners corporels qui permettent de voir les personnes qui passent le portail de sécurité des aéroports "comme si elles étaient nues", afin de déceler la présence du moindre objet représentant un danger pour la sécurité des avions et des passagers.
Approuvés par la Commission européenne comme faisant partie des méthodes autorisées pour assurer la sécurité dans les aéroports européens, et considérée comme moins dégradante qu'une fouille corporelle, ces scanners rencontrent néanmoins la réticence des eurodéputés, peut-on lire dans un communiqué du presse.
Pour la majorité des membres du Parlement, cette méthode qui reviendrait à exercer "une fouille au corps virtuelle", ce qui aurait "des conséquences graves sur le droit à la vie privée et à la dignité personnelle", n'est pas proportionnée au but recherché, ni même justifiée. En outre, la réglementation devrait prévoir un cadre harmonisé pour son utilisation et surtout des engagements en terme de protection de la vie privée (ex : la lecture du scanner devrait être confiée à un agent chargé de donner l'alerte en cas de détection d'un objet suspect, travaillant dans un local fermé où il n'aurait pas la possibilité de voir physiquement les personnes qui passent dans le scanner).
Prenant en compte les arguments soutenus par les eurodéputés, la Commission européenne devrait réaliser une évaluation sur les incidences d'une telle méthode sur les droits de l'Homme. Elle devrait également consulter l'agence des droits fondamentaux ainsi que le contrôleur européen de la protection des données, afin de recueillir leur avis.
Pour soutenir sa proposition de réforme, la Commission européenne évoque les cas des Etats-Unis et du Royaume-Uni où l'utilisation de cette technologie a permis d'une part, de renforcer la sécurité contre les risques de terrorisme, et d'autre part, de réduire l'attente pour les voyageurs lors du passage aux postes de contrôle.
La Commission européenne a 3 mois pour rassembler suffisamment d'arguments convainquants pour obtenir l'accord du Parlement.

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Actualité juridique du lundi 27 octobre 2008

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