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Expérimentation portant sur la surveillance de la qualité de l'air dans 300 crèches et écoles

Le 15/09/2009, par La Rédaction de Net-iris, dans Public / Environnement.

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Dans le cadre du second Plan National Santé Environnement (PNSE2) qui couvre la période 2009-2013, il est prévu de réduire l'exposition aux substances préoccupantes dans l'habitat et les bâtiments accueillant des enfants. Pour ce faire une expérimentation de surveillance de la qualité de l'air, dans 300 crèches et écoles d'ici à 2011, vient d'être lancée par le ministère de l'écologie.

Les mesures porteront sur le confinement le formaldéhyde (un conservateur fréquent de notre environnement et présent par exemple dans les vêtements, le shampooing, les produits ménagers) et le benzène (un solvant très utilisé dans l'industrie chimique, on le retrouve par exemple dans les plastiques, caoutchouc synthétique, etc.).
Elles seront réalisées par les associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (AASQA), avec l'appui technique et organisationnel, au niveau national, de l'INERIS, dans le cadre de ses missions au sein du Laboratoire central de Surveillance de la qualité de l'Air, du Conseil Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), et d'AIRPARIF pour les établissements franciliens, explique un communiqué de presse du ministère.

Les régions concernées par cette expérimentation sont l'Aquitaine, l'Auvergne, la Basse-Normandie, la Champagne-Ardenne, la Haute-Normandie, l'Île-de-France, le Languedoc-Roussillon, la Lorraine, le Nord - Pas-de-Calais, le Pays de la Loire, la Picardie, la région PACA et La Réunion.

"Nous lançons cette campagne pour savoir quels types de polluants nos enfants, qui passent près de 90% de leur temps dans des lieux clos, respirent au quotidien. On constate en France, une forte progression des maladies respiratoires et des cas d'asthme et de bronchiolites chez les enfants. Veiller à la qualité de l'air intérieur est donc un enjeu majeur de santé publique, et c'est en améliorant la connaissance des polluants présents dans l'air que nous pourrons mettre en oeuvre les mesures de réduction et de gestion appropriées", a expliqué Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie.

Cette expérimentation, dont les premières conclusions seront connues en juillet 2010, sera associée à un programme d'identification et de traitement des crèches et les écoles construites sur des sols pollués, en accord avec les collectivités locales concernées.

Rappelons que le PNSE2 tend, d'une part, à réduire les expositions responsables de pathologies à fort impact sur la santé (cancers, maladies cardiovasculaires, pathologies respiratoires, neurologiques…), y compris en milieu de travail, et d'autre part, à réduire les inégalités environnementales qui contribuent aux inégalités de santé, en prenant particulièrement en compte les populations les plus vulnérables, que sont notamment les enfants.

© 2009 Net-iris

   

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