
Quelles sont les formalités à accomplir pour garantir la validité d'un gage ?
Question du jour publiée le mardi 22 septembre 2009.
Rédigée par Net-iris et classée dans le thème Procédure.
Pour s'assurer du remboursement de la dette par son débiteur, le créancier peut exiger de celui qu'il constitue un gage sans dépossession, sur du matériel neuf par exemple ou ses parts sociales. Concrètement, le gage est une "convention" par laquelle le constituant accorde à un créancier le droit de se faire payer par préférence à ses autres créanciers sur un bien mobilier ou un ensemble de biens mobiliers corporels, présents ou futurs. Pour être opposable aux tiers, le gage doit être publié. L'inscription du gage est prévue à l'article 2338 du Code civil. Elle est faite à la requête du créancier sur un registre spécial tenu par le greffier du tribunal de commerce dans le ressort duquel le constituant est immatriculé ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation d'immatriculation, dans le ressort duquel est situé, selon le cas, son siège ou son domicile. L'inscription du nantissement de parts sociales, prise en application du dernier alinéa de l'article 2355 du Code civil, est faite auprès du greffier du tribunal de commerce du lieu d'immatriculation de la société dont les parts sont nanties. Le registre spécial peut être tenu sous forme électronique. A chaque acte de gage ou de nantissement, le greffier attribue à l'acte un numéro d'ordre. Le contenu de l'acte d'inscriptionA l'acte d'inscription du gage, est joint un bordereau (Cerfa n°13347*01) en deux exemplaires qui comporte :
Les effets de l'inscriptionL'inscription conserve le gage pendant 5 ans à compter du jour de sa date. Son effet cesse si l'inscription n'a pas été renouvelée avant l'expiration de ce délai. Dans ce cas, le greffier procède d'office à la radiation de l'inscription. Cette radiation peut être aussi requise par le créancier ou le constituant sur justification de l'accord des parties ou d'un acte donnant mainlevée de l'inscription. Elle peut également intervenir en vertu d'une décision passée en force de chose jugée. Tout greffier chargé de la tenue du registre, de délivrer à tous ceux qui le requièrent l'état certifié des inscriptions existant sur le bien gagé ou un état certifié mentionnant qu'il n'en existe aucune. Les requérants doivent former autant de demandes qu'il y a de débiteurs et de catégories de biens gagés ou nantis. Les recours contre les décisions de refus d'inscription ou d'enregistrement des modifications ou de radiation sont portés devant le président du tribunal dont dépend le greffier qui a opposé le refus. Ils doivent être motivés, accompagnés de toutes pièces, et formés par lettre recommandée avec demande d'avis de réception adressée au greffe. ![]() actualité précédente
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Actualité juridique du mardi 22 septembre 2009
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