
Information à l'intention des détenteurs d'équipements contenant des PCB-PCT
Les PCB (polychlorobiphényles) et les PCT (polychloroterphényles), désignés par l'abréviation "PCB", ont été fabriqués industriellement à partir de 1930 mais leur production a été arrêtée depuis les années 80 en raison de leur toxicité.
En effet, leur stabilité chimique et leur ininflammabilité ont conduit à utiliser ces produits principalement comme fluides diélectriques (huile) dans les transformateurs et les condensateurs, mais également dans certains radiateurs ou autres équipements électriques. Ils ont été largement utilisés comme lubrifiants dans les turbines et les pompes, dans la formation des huiles de coupe pour le traitement du métal, les soudures, les adhésifs, les peintures et les papiers autocopiants sans carbone.
Selon des études scientifiques, une exposition accidentelle de courte durée aux PCB n'a pas de conséquence grave, mais une exposition aiguë à forte dose peut provoquer des irritations de la peau ou à des troubles plus graves, qui sont pour certains, réversibles.
Par contre, les effets chroniques entraînent des dommages du foie, des effets sur la reproduction et la croissance. Les PCB sont classés en tant que substances probablement cancérigènes pour l'homme. En outre, la combustion des PCB peut se traduire par le dégagement de composés à forte toxicité qui sont surtout connues pour leurs effets cancérigènes.
Dans le cadre d'une réglementation communautaire (directive n°96/59/CE du 16 septembre 1996) transposée en France par un décret du 18 janvier 2001, un plan national d'élimination des PCB a été approuvé en février 2003 pour les appareils les plus contaminés, à partir d'inventaires constitués sur la base des déclarations des détenteurs d'appareils contenant des PCB. Leur retrait du marché et leur décontamination sont programmés pour la fin de l'année prochaine.
Le ministère de l'Ecologie rappelle en effet que la réglementation impose la décontamination ou l'élimination des appareils dont la concentration en PCB/PCT dépassant 500 ppm, soit 500 mg/kg, au plus tard le 31 décembre 2010, et propose sous forme de plaquette d'information de répondre à trois questions primordiales dans ce domaine :
- comment sait-on si l'on est détenteur d'un appareil électrique en fonctionnement dont l'huile pourrait contenir des PCBPCT ?
- que faire quand on possède un tel appareil ?
- comment doivent se protéger les professionnels chargés de la réparation, récupération, décontamination des composants ou appareils contaminés ?
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