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Grâce au plan de relance de l'économie la France a mieux surmonté la crise que les autres pays européens

Le 03/11/2010, par La Rédaction de Net-iris, dans Affaires / Finance.

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Le Plan de relance de l'économie française a été présenté par le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, lors d'un discours le 4 décembre 2009, alors que la France subissait de plein fouet les conséquences de la crise financière. Axé sur quelques domaines porteurs en termes d'emploi et d'avenir, l'objectif était de limiter le nombre des licenciements et des dépôts de bilan des entreprises françaises, petites ou grandes.

Les actions entreprises ont permis de soutenir l'économie française à travers des mesures fiscales, de refinancement et de soutien à l'activité en faveur des entreprises, des mesures de solidarité envers les ménages les plus modestes, des mesures en faveur de l'emploi, et du logement. Une partie du plan de relance fut également consacrée aux investissements publics, avec le soutien financier de près de 1.500 chantiers sur l'ensemble du territoire, y compris en Outre-Mer (constructions, restaurations, rénovations, aménagements, etc.).

Les 38,8 milliards d'euros qui ont été injectés dans l'économie en deux ans, ont fait l'objet d'un suivi étroit par Patrick Devedjian, nommé spécialement à cet effet. Selon le bilan dressé par ce dernier, le plan de relance qui s'achèvera à la fin de l'année a "contribué à ce que la France soit (...) le grand pays européen qui a eu la récession la plus faible". Le bilan positif du plan de relance, tant en termes d'investissement, que de rapidité de mise en oeuvre et même de retombées économiques, a été "salué par les organisations internationales". En outre, il a "suscité beaucoup d'intérêt à l'étranger".

"Le bilan tient en un chiffre qui est caractéristique : en 2009, la France a connu une récession de -2,5%, c'est la plus petite récession des grands pays d'Europe. Nous le devons au fait que nous avons un plan de relance dont 75% des investissements ont eu lieu en 2009. Aucun autre pays n'a réussi à faire cela car il n'avait pas une administration dédiée à cette fin", explique Patrick Devedjian.

Concernant l'année en cours, il faut noter que l'action s'est poursuivie avec les chantiers lancés en 2009 et de nouveaux chantiers portant en priorité sur l'emploi, sachant que les retombées ne seront visibles qu'en 2011.

On notera enfin que près de 32% des investissements ont été dédiés au renforcement de la trésorerie des entreprises (remboursement anticipé du crédit impôt recherche, remboursement mensualisé de la TVA, avantages fiscaux, etc.). Plus d'un million de personnes ont bénéficié par ailleurs de la prime à la casse.

Moins de 13% des disponibilités du plan ont été consacrés à la solidarité et au logement (rénovation urbaine, aide au financement de travaux de rénovation pour lutter contre la précarité énergétique en faveur des ménages modestes, prime de solidarité active de 200 euros versée en avril 2009, création de nouvelles places d'hébergement et de centres d'accueil pour des personnes en difficulté ou défavorisées, etc.).

Enfin, 9,4% des sommes ont permis de soutenir l'emploi, à travers l'aide à l'embauche "zéro charge TPE" (pour 1,185 million d'embauches), les crédits supplémentaires en faveur des CRP et CTP, ou encore le dispositif facilitant le recours au chômage partiel.

© 2010 Net-iris

   

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