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Le nuage radioactif n'a pas augmenté la radioactivité naturelle en France selon l'IRSN

Le 25/03/2011, par la Rédaction de Net-iris, dans Santé / Droit Médical.

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Les retombées du panache radioactif qui résulte des rejets des réacteurs accidentés de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, ont été et sont à l'heure actuelle insignifiantes en France, estime l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) dans un document de synthèse de la surveillance environnementale datant du 24 mars 2011.

Selon les résultats des 170 sondes fixes (dont 7 en outre-mer) qui mesurent en permanence l'intensité du rayonnement gamma ambiant, exprimée en débit de dose, cumulés à des analyses locales d'échantillon effectués le 24 mars, jour où le nuage chargé en radioactivité à survolé la France, "aucune élévation anormale de la radioactivité gamma ambiante n'a été détectée sur l'ensemble des sondes du réseau Téléray de l'IRSN" couvrant le territoire métropolitain et les DOM.

En effet, il apparaît que tous les résultats des mesures obtenus en métropole, mais aussi en outre-mer, sont inférieurs aux limites de détection des appareils de mesure utilisés, à l'exception de l'échantillon de lait de chèvre qui présente des traces de césium 137 (0,12 Bq/L). L'Institut explique toutefois que "ces traces sont habituellement observées dans ce type de produit et résultent de la persistance dans les sols et dans les végétaux du césium 137 déposé à la suite des essais nucléaires en atmosphère et de l'accident de Tchernobyl".

Notons que les résultats des mesures, publiés aux Etats-Unis par l'agence de protection de l'environnement, mettent en évidence de faibles traces de produits radioactifs rejetés lors de l'accident de Fukushima, détectés sur des filtres de prélèvements de poussières atmosphériques en Californie et dans l'état de Washington (Seattle) sur la côte ouest. Les radionucléides identifiés sont l'iode 131, le tellure 132, l'iode 132 et le césium 137. Les concentrations mesurées le 18 mars pour ces éléments sont de quelques dixièmes de mBq/m3 ou plus faibles.

En Scandinavie, de l'iode 131 a été mesuré dans l'air à Stockholm (Suède), à une concentration inférieure à 0,3 mBq/m3, ainsi qu'en Finlande (moins de 1 mBq/m3).

© 2011 Net-iris

   

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