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Votre région est-elle envahie par la dengue et du chikungunya ?

Le 09/05/2016, par Carole Girard-Oppici, dans Santé / Droit Médical.

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Elargissement du plan de lutte contre la prolifération du moustique porteur de la dengue et du chikungunya dans les départements français de métropole.

Plan détaillé :

  1. Introduction
  2. Quels sont les symptômes ?

Le moustique tigre constitue bien dans de nombreuses régions, une menace pour la santé publique. Le ministère de la Santé élargie, conformément à l'arrêté du 20 novembre 2015, le dispositif de lutte contre le risque de dissémination de la dengue et du chikungunya en France métropolitaine, à partir du printemps 2016, dans les départements suivants :

  • Var
  • Alpes Maritimes
  • Bouches du Rhône
  • Alpes de Haute Provence
  • Gard
  • Hérault
  • Rhône
  • Pyrénées-Atlantiques
  • Bas-Rhin
  • Vaucluse
  • Lot & Garonne
  • Pyrénées Orientales
  • Haute Garonne
  • Aude
  • Savoie
  • Tarn
  • Tarn-et-Garonne
  • Dordogne
  • Isère
  • Ardèche
  • Drôme
  • Saône & Loire
  • Gironde
  • Vendée
  • Ain
  • Val-de-Marne
  • Landes
  • Lot

La lutte contre les moustiques ne concerne plus seulement les départements qui se situent à proximité de la mer Méditerranée et de l'Atlantique, mais remonte de plus en plus au Nord.

La dengue et le chikungunya sont des maladies pouvant être transmises par le moustique Aedes albopictus, présent dans plusieurs départements du sud de la France, touche désormais le Ain, Bas-Rhin, Dordogne, Landes, Lot, Pyrénées-Atlantiques, Tarn-et-Garonne, Val-de-Marne. Il semble que les conditions climatiques (températures estivales, hygrométrie), l'urbanisation importante du bassin méditerranéen et le développement des axes routiers sur la côte, soient des facteurs favorables à l'extension de l'implantation de ce moustique dans les départements du sud de la France, indique l'INVS.

Le dispositif mis en place, depuis 2006, prévoit la surveillance du moustique, des éventuels cas humains de dengue et de chikungunya, et la sensibilisation de la population (ex : chasse aux eaux stagnantes) afin d'éviter sa prolifération. Actualisé chaque année, il consiste notamment en :

  • une surveillance entomologique (c'est-à-dire des populations de moustiques), renforcée à partir du 1er mai dans les zones où le moustique est présent ou susceptible de s'implanter. Cette surveillance vise à détecter l'activité du moustique afin d'agir pour ralentir la progression de l'implantation de l'espèce ;

  • une surveillance des cas humains, qui sont à ce jour exclusivement des voyageurs de retour de zones où ces types de virus circulent. Cette surveillance est renforcée à partir du 1er mai dans les zones où la présence du moustique est avérée et est basée sur le signalement des cas suspects. Elle permet la mise en place de mesures de démoustication et de protection individuelle (pour éviter la transmission de la maladie à d'autres personnes) autour de ces cas ;

  • une sensibilisation des personnes résidant dans les zones où la présence du moustique est avérée, afin de détruire autour et dans leur habitat toutes les sources d'eau stagnantes (soucoupes des pots de fleurs, vases, gouttières mal entretenues, pneus usagés, etc.), gîtes potentiels de reproduction des moustiques. Des actions d'information et de communication seront menées tout au long de la période estivale 2016 par les autorités publiques locales, en lien avec les conseils généraux et les communes concernés. Elles inciteront notamment à des mesures de protection personnelle (porter des vêtements longs et amples, se protéger grâce à des produits répulsifs, dormir sous des moustiquaires, etc.).

Le plan mobilise le ministère de la Santé, mais aussi les services déconcentrés en région, les conseils généraux et les communes concernés, sans oublier les habitants.

Quels sont les symptômes ?

Selon l'institut Pasteur, l'infection à virus chikungunya entraine des atteintes articulaires, souvent très invalidantes, concernant principalement les petites ceintures articulaires (poignets, doigts, chevilles, pieds) mais aussi les genoux et plus rarement, les hanches ou les épaules. Des maux de tête, accompagnés de fièvre, des douleurs musculaires importantes, une éruption cutanée au niveau du tronc et des membres, une inflammation d'un ou plusieurs ganglion(s) lymphatiques cervicaux ou encore une conjonctivite peuvent être observés.

Quant à la dengue, elle se manifeste brutalement par l'apparition d'une forte fièvre souvent accompagnée de maux de tête, de nausées, de vomissements, de douleurs articulaires et musculaires et d'une éruption cutanée ressemblant à celle de la rougeole.

En cas de symptômes, consultez le plus rapidement possible un médecin.

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