
Position du Comité d'éthique sur la conservation du cordon ombilical
Les femmes enceintes vont être sensibilisées au don du cordon ombilical dans l'espoir de guérir des malades grâce aux cellules souches obtenues.
Les récentes potentialités thérapeutiques des cellules souches contenues dans la paroi du cordon ombilical après la naissance de l'enfant, mises en avant par plusieurs équipes scientifiques, ouvrent un espoir nouveau de traitement et de guérison pour de nombreux malades, à commencer par ceux souffrant d'une leucémie.
Le Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) vient de donner son accord pour la conservation et "l'utilisation des cellules souches issues du sang du cordon ombilical, du cordon lui-même et du placenta", dans son avis n°117.
"Le recueil et le conditionnement du sang issu du cordon ombilical après la naissance selon des règles internationalement reconnues font que, les unités de cellules souches hématopoïétiques ainsi obtenues, constituent d'excellents greffons en substitution de la moelle osseuse ponctionnée sous anesthésie générale chez des volontaires sains", explique le Comité.
Une ou plusieurs biobanques vont pouvoir, en France, conserver le cordon ombilical coupé à la naissance d'un enfant, ainsi que le placenta récupéré après accouchement, afin de permettre aux chercheurs d'utiliser les cellules souches de ces tissus issus du corps humain dans l'espoir de sauver des vies.
Cela implique que les obstétriciens devront sensibiliser les femmes "au début de leur grossesse" à la question de la conservation des tissus du cordon ombilical de leur enfant. Ils devront leur délivrer "des informations médicales claires, loyales, scientifiquement fondées et probantes" sur les possibilités thérapeutiques et scientifiques offertes par le recueil du sang du cordon ombilical et des autres cellules souches provenant de la délivrance. Il devront également les informer des "options de choix" qui s'offrent à elles, afin d'obtenir leur consentement éclairé à cet acte de solidarité.
Notons qu'une étude menée en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni sur la sensibilisation des femmes enceintes au sujet des cellules souches issues du sang du cordon ombilical, et sur leur position en matière de conservation dans des biobanques, révèle une forte préférence pour les banques solidaires (bienfaisance et solidarité liées à la mise en commun des moyens thérapeutiques obtenus) :
- 98% des femmes interrogées souhaiteraient que le sang du cordon de leur enfant à naître puisse être stocké et utilisé plutôt que détruit ;
- 75% souhaiteraient, de façon altruiste et solidaire, que ce soit dans des biobanques solidaires ;
- 23% le souhaiteraient dans des banques mixtes familiales et solidaires, afin de réserver éventuellement à leur enfant le bénéfice potentiel des cellules souches provenant du sang de leur cordon ombilical à la naissance.
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Pour approfondir ce sujet :
Information de veille juridique
- Vers la création en France d'une banque privée de conservation des cellules souches issues du sang de cordon ombilical (02/10/2009)
- Le CCNE recommande de promouvoir le développement des banques publiques de sang du cordon ombilical (05/02/2003)









