
Lancement de l'opération tranquillité vacances 2012
Conseils pratiques de la gendarmerie pour préparer son départ en vacances en laissant son logement sous surveillance et comportement à tenir en cas de vol.
Le moment du départ en vacances fait généralement naître deux sentiments : le plaisir procuré par le départ et l'anxiété de devoir laisser son appartement ou sa maison sans surveillance pendant plusieurs semaines. Pour des vacances réussies, mieux vaut donc préparer cette période d'absence, soit en confiant la maison et les animaux à un membre de la famille ou à un ami, soit en s'équipant d'un système d'alarme, soit encore en sollicitant la police ou la gendarmerie.
Depuis plusieurs années, les services du ministère de l'intérieur mettent en place l'été "l'Opération tranquillité vacances", qui consiste à informer les services de police ou de gendarmerie de l'absence des occupants, afin qu'ils assurent au moyen de patrouilles quotidiennes, de jour comme de nuit, en semaine comme le week-end, la surveillance d'un logement ou d'un commerce afin de dissuader tout individu de tenter de le cambrioler. Cette demande, gratuite, s'effectue au moyen d'un formulaire de demande individuelle.
Mais cette solution ne dispense pas de mettre en oeuvre quelques conseils pratiques de la gendarmerie :
- ne pas laisser le courrier trop longtemps dans la boîte aux lettres : une personne de confiance doit pouvoir, pendant vos vacances, relever le courrier ;
- ne pas oublier, avant le départ, de fermer correctement les fenêtres et volets : sachant qu'un voisin ou un ami doit pouvoir régulièrement ouvrir et fermer les volets, allumer quelques lumières. Une prise de type "minuteur" peut permettre éventuellement d'allumer certaines lampes sans présence dans le logement ;
- vérifier le bon état des serrures et verrous y compris ceux des dépendances extérieures ;
- ne pas laisser de grosses sommes d'argent dans le logement ou le commerce ;
- mettre ses bijoux, objets d'art et valeurs en lieu sûr ;
- sur le lieu de vacances, ne pas oublier de fermer la location, caravane, habitation avant le départ à la plage ou en ville, et éviter de dormir fenêtres ouvertes la nuit ;
- donner éventuellement les clés à la famille proche ou aux voisins pour qu'ils viennent quotidiennement ouvrir et fermer les volets.
Rappelons que les assurances habitation pour le risque de vol peuvent exiger un renforcement des moyens de protection de l'habitation, en particulier en présence de biens de valeur ou en cas de vols à répétition, par exemple en demandant l'installation d'un système de vidéosurveillance. Certains contrats prévoient même que l'assurance vol cesse en cas d'absences prolongées ou répétées (de 40 à 90 jours en une ou plusieurs fois dans une même année suivant les contrats) rappelle la FFSA.
Que faire en cas de vol ?
Dès l'instant où le vol est découvert, il convient d'adopter le comportement suivant :
- informer la police ou la gendarmerie et déposer une plainte ;
- prendre des photos des lieux sans entraver l'enquête (ne pas faire le ménage, ni déplacer ou enlever les objets) ;
- vérifier s'il y a eu vol d'objets dits sensibles (carte bancaire, chéquier, papier d'identité dont le passeport, téléphone portable, ordinateur, etc.) et procéder s'il y a lieu aux différentes oppositions ;
- prendre immédiatement des mesures pour éviter un second cambriolage (ex : réparer le volet et la vitre cassés, poser un verrou si la porte d'entrée ne ferme plus) ;
- déclarer le vol à l'assureur, par lettre recommandée (maximum dans les 2 jours ouvrés à compter de la découverte).
Puis, au fur et à mesure du rangement, il convient de dresser la liste des objets volés, éventuellement avec leur estimation. Cette liste doit être adressée à l'assureur ainsi que le récépissé de la déclaration de vol qui a été faite au commissariat de police ou à la gendarmerie.
Pour être indemnisé d'un vol, il faut apporter la preuve que le vol a bien eu lieu dans les circonstances prévues au contrat (effraction, escalade, etc.), et prouver le contenu du vol par des factures ou/et photographies de ses biens de valeurs prises au préalable (bijou, meuble ancien, objets d'art et de décoration, matériel hifi/vidéo, vêtements, etc). Il faut conserver ces preuves jusqu'à ce que l'assureur les demande.
En effet, la somme assurée ne pouvant être considérée comme une preuve de l'existence et de la valeur au moment du sinistre des biens dérobés, il faut justifier de celles-ci par tous moyens en produisant notamment :
- les factures d'achat ou de réparation ;
- les bons de garantie et certificats de garantie ou d'authenticité ;
- les photographies (sachant que pour celles relatives aux bijoux, il faut noter, au verso des photos, toutes les particularités des objets : provenance, poids, diamètre d'une pierre précieuse, etc.) ;
- un inventaire notarié pour les objets acquis par héritage ;
- tous autres justificatifs (fiche de garde pour un manteau de fourrure, par exemple).
En principe, les contrats d'assurance prévoient d'indemniser les objets volés en fonction de leur valeur de remplacement au jour du vol, moins un abattement pour vétusté. Mais les assureurs proposent aussi "l'option en rééquipement à neuf" qui permet de remplacer les meubles, appareils électroménagers, par des biens neufs de caractéristiques équivalentes, sans aucune déduction pour la vétusté.
Lorsque les objets volés sont retrouvés, l'assuré doit alors les reprendre s'ils sont retrouvés avant le paiement de l'indemnité par l'assureur. S'ils ont subi des détériorations, les frais exposés pour les remettre en état sont pris en charge par l'assureur.
S'ils sont retrouvés après le paiement de l'indemnité, l'assuré a la possibilité de reprendre ses objets à condition de restituer à l'assureur l'indemnité qui lui avait été versée en règlement du sinistre.
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Pour approfondir ce sujet :
Information de veille juridique
- Législation applicable à l'installation de la vidéosurveillance (25/06/2012)
- Conduite à tenir en cas de vol d'un téléphone portable (19/04/2011)









