Le solaire et les bicarburants à privilégier sur le vent

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Actualité publiée le vendredi 16 novembre 2001.
Rédigée par Net-iris et classée dans le thème Environnement.

Selon le rapport des députés Claude Birraux et Jean-Yves Le Déaut, l'énergie par éolien ne serait pas la solution miracle pour réduire les émissions de CO2 en France. L'énergie solaire, notamment thermique (eau chaude et chauffage), ainsi que les biocarburants, doivent être relancés vigoureusement, indique AFP.
Afin d'éclairer le gouvernement dans le cadre de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, le rapport a été élaboré suite à la consultation de près de 300 experts et de plusieurs visites dans des pays phare dans les énergies renouvelables, comme le Danemark et l'Allemagne.
Par ailleurs, il est affirmé qu'avec près de 80% de la production de l'électricité française, l'énergie nucléaire est indispensable, mais afin de "diversifier l'approvisionnement énergétique et faire face à la croissance des besoins en énergie de secteurs vitaux (comme l'habitat et les transports) sans augmenter les émissions polluantes, la France doit absolument développer les énergies renouvelables". Pour cela la France s'est engagée dans le cadre d'une directive à augmenter la part de sa consommation d'électricité produite avec des sources d'énergies renouvelables (actualité du 10/09/01).
Or si pour atteindre cet objectif, les pouvoirs publics et EDF comptent essentiellement le "grand éolien" (puissantes éoliennes raccordées au réseau électrique), les rapporteurs estiment qu'il s'agit d'un "raisonnement biaisé". "Il vise à passer d'une production de masse d'origine nucléaire à une production de masse à partir de l'éolien".
En outre le fait que l'éolien à grande échelle coûte cher, il s'agit d'une énergie qui reste tributaire du vent.
Afin de répondre aux besoins d'énergie sans polluer davantage, les députés donnent la priorité aux deux sources d'énergies renouvelables que sont le solaire et les bio-carburants.
Pourquoi ses choix ? Dans un premier temps l'énergie solaire, surtout thermique (chauffe-eau solaires) doit être relancée car le chauffage et l'eau chaude représentent 80% de la consommation d'énergie des logements. Les tarifs envisagés pour l'énergie photovoltaïque seraient compris entre 1 et 2 francs le kilowatt/h.
Pour se faire, un "plan d'équipement ambitieux" prévoit d'obliger les logements sociaux et les bâtiments publics à adopter ces technologies, ce qui représente l'installation de 200.000 chauffe-eau solaires et 50.000 toits thermiques-photovoltaïques à l'horizon 2010.
Dans un second temps, la relance des bio-carburants (à partir de colza, tournesol...) dans les transports, permettrait de réaliser de réel économie, mais pour cela la recherche doit bénéficier de crédits supplémentaires.
Au niveau fiscal, le rapport qualifie "d'absurde la fiscalité française qui freine le développement de certains biocarburants et bloque l'émergence de la géothermie avec une TVA "dissuasive" de 19,6%".
Dans ce sens, la Commission Européenne vient d'élaborer deux propositions de directive visant à encourager l'utilisation des carburants de substitution dans le secteur des transports (actualité du 9/11/01). La promotion des biocarburants (obtenue à partir de sources agricoles), passe nécessairement par des mesures réglementaires et fiscales. Parmi les technologies offrant les meilleures perspectives à court et moyen terme, la Commission avait retenue l'éthanol.

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Actualité juridique du vendredi 16 novembre 2001

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