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Réforme 2013 de l'enseignement supérieur

Le 21/03/2013, par La Rédaction de Net-iris, dans Public / Droit Administratif.

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Le Gouvernement Ayrault a élaboré une réforme de l'enseignement supérieur et de la recherche tournée vers la solidarité, la réussite et la compétitivité.

Introduction

Après la réforme de l'école, le Gouvernement s'attaque à celle de l'enseignement supérieur avec pour fil rouge : "la réussite des étudiants". Le texte comporte 20 mesures phares réparties autour de la réussite des étudiants, une nouvelle ambition pour la recherche, le cloisonnement et enfin l'ouverture à l'Europe et à l'International.

La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso a présenté en Conseil des ministres le 20 mars 2013, un projet de loi axé sur la réussite étudiante, qui :

  • réforme le cycle de la licence ;
  • affirme la continuité entre le secondaire et le supérieur et le rapprochement entre toutes les filières post-baccalauréat ;
  • accorde une attention particulière à :
    - l'orientation avec une spécialisation progressive dans le premier cycle de la licence,
    - l'innovation pédagogique avec le développement de l'enseignement numérique et à la formation par alternance,
    - l'incitation à la mobilité internationale des étudiants et des chercheurs,
    - l'accueil d'étudiants étrangers avec des cours adaptés.

Pour parvenir à un objectif de 50 % de diplômés du supérieur dans chaque classe d'âge, la ministre a élaboré une réforme qui repose à la foi sur le principe d'ouverture et sur celui de décloisonnement, entre les disciplines, entre les cursus, entre les établissements, entre les sites.
"Le décloisonnement qui est accompagné de la simplification du paysage de l'enseignement supérieur et de la recherche, ainsi que de l'impulsion d'une nouvelle dynamique de regroupement et de mutualisation entre universités, écoles et organismes de recherche, dans les territoires'', explique t-elle dans le dossier de presse.

La réforme contient également de nouvelles ambitions pour la recherche, en préservant la recherche fondamentale, tout en développant la recherche technologique, trop faible aujourd'hui, en favorisant le transfert, pour faciliter le passage des découvertes scientifiques vers l'économie et susciter la création de nouvelles filières et d'emplois.

Les principales mesures de la réforme de l'enseignement supérieur

Réforme globale de la licence

Le texte prévoit de simplifier l'offre de formation et les intitulés de diplômes. Aussi, sans renoncer à la richesse des formations, il sera mis en place une nomenclature nationale par grands domaines. Les spécialités seront supprimées.

Soulignons qu'aujourd'hui, un étudiant a le choix entre 1.400 intitulés de licences générales, 2.200 licences professionnelles, 1.800 mentions de masters et 5.900 spécialités à l'université, sans compter les masters des autres établissements qui amènent l'offre à 10.000.

Une meilleure orientation des élèves

Les bacheliers professionnels et technologiques seront en priorité orientés en STS et IUT, avec l'instauration de quotas dans les IUT et les STS afin de favoriser l'entrée des bacheliers professionnels et technologiques dans ces établissements.
Aujourd'hui, trop de "bacheliers professionnels et technologiques s'orientent par défaut vers l'université, faute d'être accueillis dans les filières STS et IUT pourtant initialement conçues pour eux'', justifie la ministre.

Création d'un fil conducteur entre le lycée et l'université en matière d'orientation

Il s'agit de créer un dispositif commun avec le ministère de l'Education nationale dit "- 3 + 3" pour assurer un continuum entre le lycée et le post-bac, en présentant les métiers et la formation supérieure dès le lycée, en complétant le dispositif Admission Post Bac et en l'ouvrant à la réorientation au cours du premier cycle du supérieur. Les lycées disposant d'une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) et de STS sont encouragés à signer une convention avec un établissement universitaire de leur choix.

Autres mesures

  • le renforcement de l'intérêt pour l'alternance : il est prévu de doubler le nombre d'étudiants en alternance à l'horizon 2020 ;
  • l'entrée de l'université dans l'ère du numérique : à travers le grand plan d'action national "France Université Numérique" ;
  • la valorisation du doctorat : le doctorat sera désormais reconnu et permettra d'intégrer la haute fonction publique ;
  • l'élargissement du programme "Erasmus pour tous" aux étudiants des filières professionnelles.

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