Actualité : article de veille

Le surf perso au travail augmente sensiblement

Le 25/03/2013, par La Rédaction de Net-iris, dans Technologies / Technologie & Communications.

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Les salariés surfent 1H et plus par jour au travail pour des raisons personnelles ce qui représente une perte de la production d'environ 28 jours par an.

Introduction

Alors que le manque de productivité des travailleurs français est avancé par certains potentiels investisseurs étrangers, on remarque que tous secteurs confondus, en 2012, les salariés ayant accès à internet au travail passent en moyenne 97 minutes par jour à surfer à titre professionnel et personnel (soit 8 minutes de plus qu'en 2011), dont plus de la moitié à titre personnel.
Dans le même temps, le nombre de salariés en partie en télétravail a nettement progressé pour atteindre pratiquement 17%.

Deux tendances qui engendrent des changements dans les comportements des salariés et des employeurs.

Surf perso au travail = 13,6% de baisse de la productivité

Selon une étude Olféo intitulée "La réalité de l'utilisation d'Internet au bureau", les connexions extra-professionnelles représentent 28,5 jours par an, soit un coût moyen pour l'employeur d'environ 13.000 euros pour un cadre, soit 2,4 mois de salaire.

Soulignons qu'en 2011, la baisse de la productivité était estimée à 14%. Il semblerait donc que le taux se stabilise autour de cette moyenne.

Sur une journée type, un employé passe 40 minutes sur internet pour son usage professionnel, mais 57 minutes à titre privé. Cette dernière durée augmente d'ailleurs lorsque l'actualité du moment suscite d'avantage d'intérêt (élections présidentielles, catastrophe naturelle, querelles politiques, actu people, etc.).
Les réseaux sociaux continuent de susciter beaucoup d'intérêts, Facebook en tête.

Un usage équivalent à 5,7 semaines de congés en plus dans l'année

En un an, les salariés ayant accès au web ont augmenté leur utilisation de l'internet au travail de :

  • +5 minutes à usage personnel ;
  • +3 minutes à usage professionnel.

Conséquence immédiate, avec Internet la productivité chute par rapport à 2011, d'environ 4h45 par semaine.
"Internet au bureau à des fins personnelles, c'est 5,7 semaines de congés en plus par an", évalue l'étude. Un chiffre particulièrement élevé.

Des pics d'audience à l'arrivée et avant le départ du travail

La répartition horaire du surf perso au travail est la suivante :

  • de 8h à 10h, avec une moyenne de surf de 59% ;
  • de 12h à 15h et à partir de 17h, ces plages horaires sont les plus importantes pour le surf perso ;
  • de 10h à 12h et de 15h à 17h et après 19h, à ces plages horaires, les salariés ont un usage plus professionnel d'internet.

La plage horaire du matin est davantage destinée à la consultation de sites d'actualité et de réseaux sociaux. La plage du midi est celle qui concentre le plus de consultation de sites de divertissement (visionnage d'émissions de télé, radio en ligne, jeux). Enfin, la plage de fin de journée est généralement celle qui permet la consultation de sites de services (météo, trafic, etc.) et les divertissements.

Une place prédominante pour les blogs, sites d'actualité, sites de partage et les réseaux sociaux

Le top 10 des catégories de sites les plus visités au travail fait apparaître que majoritairement, le surf personnel est destiné à :

  • 19% à la consultation de blogs et forums ;
  • 18% pour des sites de partages ;
  • 17% à la consultation d'actualités ;
  • 11% à l'usage des réseaux sociaux ;
  • 11% au commerce en ligne ;
  • les 24% restants étant répartis, sans jamais excéder 6% de l'usage, entre le webmail, les jeux en ligne, le sexe en ligne les loisirs et le téléchargement de logiciel, musique, film et jeux.

On remarquera que 4 sites du top 20 sont des sites qui diffusent des vidéos, sans compter les sites d'actualités qui proposent de plus en plus de vidéos. Ce support est donc particulièrement prisé.

Des risques à maîtriser

Mais le surf perso au bureau n'est pas sans risques pour l'entreprise. En effet, cette dernière doit maîtriser plusieurs risques liés :

  • à la fuite d'informations ;
  • au ternissement de sa réputation sur internet ;
  • à la sécurité de son réseau ;
  • aux problèmes juridiques, notamment en droit du travail ;
  • aux besoins de sa bande passante ;
  • à la baisse de la productivité de son personnel.

Des recommandations à suivre

L'employeur doit veiller à ce que les salariés ne fassent pas un usage illicite d'internet, ni un usage abusif. A défaut il est compétent pour sanctionner les abus, voire licencier l'employé fautif.

Si l'entreprise met en place un système de filtration des connexions, afin d'évaluer et surveiller les usages de l'internet pendant les heures de travail, elle doit de le faire pour tous les salariés, sans distinction ni discrimination.

Si l'employeur ne peut interdire à ses salariés tout usage d'internet à des fins personnelles : l'employé doit veiller à avoir un usage raisonnable et en dehors de son temps de travail.

La charte informatique permet à l'entreprise d'interdire aux salariés de parler de la société sur les réseaux sociaux et forums de discussions. Elle peut aussi leur interdire d'utiliser leur adresse professionnelle pour se connecter à certains comptes en ligne ou pour échanger avec des tiers à titre personnel.

L'employeur a la possibilité de consulter les archives de la navigation internet de tous les ordinateurs de l'entreprise, y compris en l'absence des intéressés.

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