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Encore beaucoup de réticence à l'usage de la biométrie !

Le 27/05/2013, par La Rédaction de Net-iris, dans Technologies / Sécurité & Protection.

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Les français sont défavorables à l'usage de la biométrie dans la majorité des cas, notamment au travail et dans leurs usages de consommateurs.

Si l'usage de la biométrie (identification des yeux, de l'ADN, de la voix, des empreintes digitales) dans la vie quotidienne des français, a tendance à se développer, notamment pour limiter la falsification d'identité, la fraude, mais aussi pour sécuriser un accès à un bâtiment, il ne semble pas que les français soient prêts à l'accepter partout et n'importe quand.

En effet, les personnes interrogées dans le cadre d'une enquête menée par le Crédoc, se disent "d'accord" pour l'usage de techniques biométriques dans seulement deux cas de figure :

  • la conservation de données dans des fichiers de police pour identifier les auteurs d'infraction (76% des Français sont d'accord avec cet usage) ;
  • l'intégration d'informations biométriques sur la carte nationale d'identité (65% d'acceptation). Seule une question de sécurité semble donc justifier l'usage de la biométrie.

Hormis ces cas, l'adhésion aux méthodes d'identification biométriques est plutôt "réservée" lorsqu'elles ont lieu dans un cadre institutionnel, et à des fins de sécurité nationale. Dans le cadre du travail, l'usage de la biométrie reçoit un accueil "mitigé". Enfin, en ce qui concerne les utilisations dans un cadre marchand par ou pour des entreprises privées, seuls 27% accepteraient que ce type de données soient utilisées pour payer dans un magasin, 32% pour s'identifier à l'entrée d'équipements de loisirs, etc.

Les sujets d'inquiétudes les plus répandus, quant à l'utilisation de données biométriques, sont la collecte de données à l'insu d'une personne. Près de 9 personnes interrogées sur 10 s'inquiètent, par exemple, du fait que des logiciels soient capables d'effectuer une reconnaissance automatique des visages sur des photos numériques, et que cette technique ne soit pas toujours assortie d'un accord préalable des principaux intéressés.

© 2013 Net-iris

   

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