Actualité juridique

Les revenus d'activité des indépendants en 2011

Le 15/01/2014, par La Rédaction de Net-iris, dans Social / Protection Sociale.

Vos réactions...

   

Au cours de l'année 2011, le revenu d'activité des auto-entrepreneur et des indépendants "classiques" a augmenté, tandis que celui des non-salariés a baissé.

Une étude, mise en ligne sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, a mis en lumière les revenus d'activité des professions indépendantes pour l'année 2011, et notamment les disparités qui peuvent exister entre les revenus d'activités des indépendants "classiques", des auto-entrepreneurs et des non salariés (rappelons que cette catégorie regroupe l'ensemble des cotisants à un régime social non salarié, qu'ils soient entrepreneurs individuels ou gérants majoritaires de SARL, à l'exception cependant des personnes affiliées à la Mutualité sociale agricole.)

Ainsi, en 2011, ce sont plus de 2,3 millions de personnes qui ont exercé une activité non salariée, hors secteur agricole. Parmi ces personnes :

  • 416.000 sont auto-entrepreneurs (soit 75.000 de plus qu'à la fin de l'année 2010) ;
  • 300.000 occupent en parallèle un emploi salarié.

Le statut d'auto entrepreneur continue de gagner du terrain, depuis sa mise en place, en janvier 2009. L'étude révèle que fin 2011, 416.000 auto-entrepreneurs sont économiquement actifs, soit près d'un non salarié sur cinq. Leur présence augmente dans les secteurs ou ils étaient déjà présents, comme les arts, les spectacles et les activités récréatives, l'enseignement, ou encore les services et les soins personnels. Il convient de noter que les auto-entrepreneurs sont absents des activités à dominante libérale. Cela semble cependant logique : l'inscription en tant qu'auto-entrepreneur dans le cadre d'une activité libérale est souvent non autorisée.

En ce qui concerne les disparités entre les différents secteurs d'activité, l'étude révèle, sans surprise, que les juristes gagnent huit fois plus que les artistes. Ainsi, les activités artistiques et, d'après l'Insee, "récréatives", la coiffure, les taxis ou l'enseignement génèrent les plus faibles revenus annuels, de 14.400 à 17.500 euros en moyenne sur l'année 2011. Les professions générant le plus gros revenu sont les professions juridiques (113.600 euros) et le commerce pharmaceutique (94.000 euros). Les professions libérales de santé, quant à elles, génèrent des revenus de 69.700 euros en moyenne.

Concernant les disparités entre les sexes, il apparait que les femmes restent largement minoritaires chez les non-salariés. Ainsi, en 2011, elles ne formaient qu'un tiers des effectifs (alors que, parallèlement, presque la moitié des salariés sont de sexe féminin).

Les femmes sont donc moins nombreuses, mais gagnent aussi moins. Alors que ces dernières exercent le plus souvent dans des secteurs plus rémunérateurs (comme les professions de santé et les professions libérales notamment), parmi les indépendants classiques, les femmes ont gagné en moyenne 30.500 euros en 2011, contre 40.400 euros pour les hommes, soit un quart de moins.

D'après l'étude de l'Insee, cet écart pourrait notamment s'expliquer par un "temps de travail moins important".

Enfin, il semblerait que l'ancienneté dans le non-salariat ait une forte influence. En effet, plus l'activité est ancienne, plus le revenu est élevé, et ce, surtout dans les services.

© 2014 Net-iris

   

Inscription JuriTravail Avocats

Pour approfondir ce sujet :

 Information de veille juridique


Commentaires et réactions :



-