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Situation professionnelle des bénéficiaires du RSA et de l'ASS

Le 09/09/2014, par La Rédaction de Net-iris, dans Social / Protection Sociale.

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Une étude de la Dares s'est penchée sur les trajectoires professionnelles des bénéficiaires de minima sociaux d'insertion.

Publiée par la Direction de l'animation, de la recherche, des études et des statistiques (Dares), l'étude, intitulée "situation sur le marché du travail et accès à l'emploi des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) et de l'allocation de solidarité spécifique (ASS)" permet notamment de comparer la situation sur le marché du travail de ces personnes fin 2011, par rapport à leur situation une année plus tard.

Rappelons que l'ASS est destinée à des personnes qui ont épuisé leurs droits à l'assurance chômage, tout en justifiant d'une période antérieure d'activité longue.

L'étude analyse donc les trajectoires professionnelles des bénéficiaires de minima sociaux dits "d'insertion" (RSA et ASS), et révèle entre autres :

  • que les allocataires de l'allocation de solidarité spécifique sont souvent plus âgés et ont moins souvent d'enfants à charge. Ce sont le plus souvent des hommes ;
  • que les allocataires du RSA, qui joue à la fois un rôle de minimum social, et un rôle de complément de revenu d'activité, sont à l'inverse plus souvent des femmes et des personnes plus jeunes. 40% des bénéficiaires du RSA ont moins de 35 ans ;
  • que les bénéficiaires de l'ASS sont, par comparaison avec les allocataires du RSA, plus nombreux à avoir connu une période de travail régulier, même si elle a le plus souvent été suivie par une période d'inactivité et/ou de chômage ;
  • que 3 personnes sur 10 qui percevaient le RSA fin 2011 étaient en emploi à cette date ;
  • que fin 2011, 25% des bénéficiaires du RSA étaient inactifs, contre 7% des allocataires de l'ASS ;
  • qu'une très large majorité de personnes qui percevaient le RSA ou l'ASS au 31 décembre 2011 n'ont pas changé de situation sur le marché du travail un an plus tard. Ainsi, 85% à 86% d'entre elles sont soit toujours en emploi, soit toujours sans emploi ;

Enfin, l'étude révèle que malgré tout, et un an après, les emplois des bénéficiaires des minima sociaux sont toujours nettement plus précaires que ceux de l'ensemble de la population. Les contrats à durée déterminée, ainsi que le temps partiel, le plus souvent subi, restent très fréquents.

© 2014 Net-iris

   

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