Actualité juridique

Les sociétés françaises sous-traitent elles beaucoup ?

Le 08/10/2014, par Etienne Nicolas, dans Social / Droit du Travail.

Vos réactions...

   

Une étude met en lumière le fait que fin 2011, 18% des sociétés marchandes non agricoles et non financières françaises avaient recours à la sous-traitance.

Une étude, menée et mise en ligne par l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), et intitulée "la sous-traitance internationale, une pratique fréquente" révèle que pas moins d'une société française sur cinq a recours à la pratique de la sous-traitance internationale (STI).

En effet, à la fin de l'année 2011, 18% des sociétés marchandes non agricoles et non financières de 50 salariés ou plus implantées en France sous-traient une partie de leur activité à l'étranger.

L'enquête, réalisée par l'INSEE entre juin et octobre 2012, couvre le champ des sociétés marchandes non agricoles et non financières de 50 salariés ou plus à la fin de l'année 2008.

L'étude dévoile donc certaines données relatives à la pratique de la sous-traitance, et notamment :

  • le fait que la pratique de la sous-traitance est beaucoup plus répandue dans l'industrie manufacturière et dans le secteur de l'information et de la communication ;
  • que la pratique de la sous traitance s'organise principalement dans l'Union européenne. Ainsi, l'Union européenne, hors France, reste la première destination pour la STI : 81% des sociétés du champ ayant recours à la STI font appel à un sous traitant dans cette zone. Viennent ensuite la Chine et l'Afrique ;
  • que le développement des technologies de l'information et de la communication facilite la dispersion spatiale de la chaîne de production ;
  • que la sous-traitance internationale concerne principalement le coeur de métier (13% des sociétés), et dans une moindre mesure, les fonctions support, et notamment la logistique et le transport ;
  • que les sociétés appartenant à un groupe multinational font plus souvent appel à la sous-traitance internationale que les autres. Le recours à la STI augmente donc corrélativement avec la taille de la société.

L'étude précise cependant que parallèlement ou indépendamment de la sous-traitance internationale, les sociétés appartenant à un groupe multinational peuvent aussi avoir recours, dans leur processus de production, aux filiales du groupe implantées à l'étranger.

Cependant, l'utilisation conjointe des deux pratiques (STI et recours aux filiales étrangères) concerne quasi exclusivement le coeur de métier et les activités de logistique et de transport.

© 2014 Net-iris

   

Inscription JuriTravail Avocats

Commentaires et réactions :



-