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Cambriolages : mieux vaut prévenir que guérir !

Le 06/06/2016, par Carole Girard-Oppici, dans Civil / Immobilier.

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Un français a un risque sur dix de se faire cambrioler à son domicile avant 2020 : mieux vaut anticiper et faciliter l'identification de ses biens.

Les vacances d'été approchent et c'est peut être l'occasion pour vous de rendre visite à votre famille ou de partir quelques jours loin de chez vous ? Avez-vous pensez aux risques de cambriolage ? Sachez que le nombre de cambriolages est en augmentation partout en France, et pas seulement pendant les vacances. Agissez avant d'en être victime !

En France en 2014, il y avait un cambriolage toutes les 90 secondes. En moyenne, 5,5 logements sur 1.000 ont été cambriolés. C'est dans les communes de banlieue des grandes agglomérations que le nombre de cambriolages est le plus élevé, indique le ministère de l'intérieur dans une étude publiée en octobre 2015.

Entre le début de l'infraction et la sortie des lieux, il ne s'est généralement pas passé plus de 5 minutes. Le butin de prédilection des voleurs est constitué d'objets facilement transportables, faciles à revendre ou à écouler et d'une certaine valeur, comme les :

  • téléviseur, lecteur DVD, chaine HIFI,
  • ordinateur fixe et portable, imprimante, tablette numérique, smartphone, téléphone sans fil,
  • appareil photo, caméscope, console de jeux, baladeur MP3, GPS, e-bracelet, drone,
  • micro-onde, appareil électroménager...

En moyenne, on estime qu'un français a un risque sur dix de se faire cambrioler à son domicile dans les 6 prochaines années, peut-on lire dans Direct-matin.

Près d'un objet volé sur deux est un bijou (bijoux, pierres, or...), un tiers sont des produits high-tech (smartphone, tablette, ordi portable, cadre numérique, DVD baladeur numérique...) et le reste est constitué d'argent (liquidité, chèque, carte bancaire, pièces de collection), mais aussi d'objets d'art, de biens de collection, de vins....

Selon l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), selon une étude mai 2016, la probabilité d'être victime d'un cambriolage diminue avec l'âge, elle est plus élevée pour les diplômés du supérieur et les classes aisées ainsi que chez les personnes seules et les familles monoparentales.

La catégorie socio professionnelle a aussi de l'importance, puisque sont davantage exposées, les agriculteurs exploitants et les artisans, commerçants et chefs d'entreprises.

Le risque de cambriolage augmente également avec la superficie du logement et son isolement. "Les logements d'au moins 100 m2 sont plus vulnérables que les logements inférieurs à 70 m2. Les maisons individuelles sont plus exposées que les maisons mitoyennes et que les immeubles de plus de dix logements".

Si la présence d'un chien n'est pas dissuasif, la présence dans un logement d'un ou plusieurs dispositifs de sécurité ou d'un gardien diminue le risque.

Enfin, les personnes qui ont eu connaissance de cambriolages ou vandalisme dans leur quartier ou leur village, ont plus de risques d'être victime d'une atteinte contre leur logement principal.

Trop d'objets volés qui par la suite sont récupérés par la police, la gendarmerie ou les douanes, ne peuvent être restitués à leur véritable propriétaire, faute de pouvoir identifier celui-ci. Aussi, est-il préférable de prendre les devants !

L'AGEA et le Ministère de l'intérieur viennent de mettre à disposition des usagers, avant même qu'ils ne soient victimes de vols, un site internet objets-voles.fr qui leur permet au besoin de bien renseigner le fichier des objets signalés (FOVES) après un cambriolage. Celui-ci, consulté par tous les enquêteurs après une saisie d'objets volés, les aides à retrouver leur propriétaire.

Or, les victimes de vols, souvent encore choquées lorsqu'elles portent plainte après un cambriolage, oublient de signaler certaines informations particulières, ce qui réduit considérablement leur chance de les retrouver un jour.

Elles sont invitées à se constituer une "base d'informations" détaillée par anticipation sur leurs biens, au moyen d'une liste comme : la marque, le numéro de série, les dates et montants des factures, des photos, des éléments d'identifications sur les emballages ou sur le produits (ex : rayure, tâche), numéros de série. Tous ces éléments, qui ne sont pas répertoriées sur le fichier sont pourtant déterminants pour retrouver le propriétaire d'un objet une fois le réseau démantelé et les objets retrouvés par la police ou la gendarmerie.
Dans l'idéal, cette liste doit être déposée chez l'assureur.

Aussi, la Gendarmerie nationale et les agents généraux regroupés au sein de la chambre professionnelle AGEA attirent l'attention des propriétaires sur l'utilité de conserver des traces de leurs objets personnels dans le salon, la salle à manger, la cuisine, les chambres, le bureau et le garage.

"Les éléments d'identifications de vos objets vous permettront en cas de vol, d'avoir une plus grande chance de les retrouver. De plus, une meilleure alimentation du fichier FOVES permettrait d'identifier davantage d'auteurs de vol ou de receleurs d'objets volés", expliquent les autorités.

Le site contient également des informations utiles sur le comportement à adopter en cas de vol de son domicile : appeler le 17, ne rien toucher, prévenir l'assurance, sécuriser les lieux, prévenir la banque du vol de vos moyens de paiement... Mais l'idéal serait de se prémunir du risque de cambriolage en suivant quelques conseils de prévention.

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Source : Ministère de l'Intérieur

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