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Peu de risque de maladies auto-immunes avec la vaccination anti-HPV

Le 18/09/2015, par Chloé Vialle, dans Santé / Droit Médical.

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Selon une étude sur un large panel de jeunes filles, les résultats sont rassurants quant au risque de maladies auto-immunes associé aux vaccins contre HPV.

La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) a pour objectif de protéger les jeunes femmes contre les maladies provoquées par ces virus (cancer du col de l'utérus, notamment). Cependant, accusés d'accroître le risque de développer certaines maladies auto-immunes, ces vaccins sont l'objet de nombreuses critiques ces dernières années.

Le 13 septembre 2015, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l'Assurance maladie ont publié les résultats d'une étude réalisée conjointement sur la vaccination contre les infections à HPV par les deux formules commercialisées en France, Gardasil et Cervari.

Selon cette étude portant sur un échantillon de 2,2 millions de jeunes filles âgées de 13 à 16 ans : la vaccination par ces 2 vaccinsn'entraînerait pas d'augmentation du risque global de survenue de maladies auto-immunes.

En effet, parmi ces jeunes filles suivies pendant deux ans, 840.000 ont été vaccinées contre les infections à HPV et 1,4 million n'ont pas été vaccinées. Les analyses ont comparé la fréquence de survenue de 14 maladies auto-immunes chez ces deux groupes. L'étude démontre ainsi des "résultats (...) rassurants (...) : l'exposition à la vaccination contre les infections à HPV n'est pas associée à la survenue des 14 pathologies d'intérêt prises dans leur ensemble, ni à celle de 12 de ces maladies auto-immunes étudiées séparément.".

En revanche, l'étude met toutefois en évidence une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré après vaccination contre les infections à HPV. Cependant, les résultats de l'étude permettent de préciser que le risque d'apparition de ce syndrome qui, compte tenu de la rareté de la maladie, est limité : "de l'ordre de 1 à 2 cas supplémentaires de syndrome de Guillain-Barré pour 100.000 jeunes filles vaccinées".

Les deux institutions estiment alors que les résultats de cette étude ne remettent pas en cause la balance "bénéfice-risque" pour les vaccins concernés. L'ANSM rappelle, pour conclure son étude, que les bénéfices attendus de cette vaccination en termes de santé publique restent bien plus importants que les risques auxquels elle peut exposer les jeunes filles.

Source : Rapport final - Septembre 2015 - Vaccins anti-HPV et risque de maladies auto-immunes : étude pharmaco-épidémiologique

© 2015 Net-iris

   

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