Actualité : en bref

Encadrement de la pratique de détatouage

Le 25/09/2015, par Carole Girard-Oppici, dans Santé / Droit Médical.

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Les tatoueurs équipés d'électrodermographes et pratiquant le détatouage sont dans l'illégalité.

Si les salons de tatouage sont soumis à de strictes règles d'hygiène et de salubrité afin de minimiser le risque d'infection des clients ainsi que les complications médicales qui peuvent apparaître après une telle intervention sur la peau, la réglementation est également stricte, lorsqu'il s'agit de faire disparaitre un tatouage qui n'est plus au goût du jour !

Certains tatoueurs proposent le "détatouage" et utilisent à cet effet des électrodermographes. Ces appareils produisent des impulsions électriques à haute fréquence ayant pour effet de brûler les premières couches de l'épiderme. Cette brûlure déclenche les processus de réparation tissulaire et favorise ainsi l'élimination des couches superficielles de la peau contenant les pigments du tatouage.
Plusieurs dermatologues ont pu constater les séquelles engendrées par l'utilisation de cet appareil telles que des brûlures et cicatrices, bien souvent irréversibles.

Mais selon la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes (1) la pratique de détatouage est réservée aux professionnels de santé. En effet, si l'activité de détatouage ne fait pas l'objet d'une réglementation spécifique, l'utilisation de l'électrodermographe est en revanche réservée aux médecins en application de l'arrêté du 6 janvier 1962.

Une des techniques de détatouage la plus efficace consiste en la destruction des substances colorantes et des pigments introduits dans la peau à l'aide d'un faisceau laser. Elle doit être réalisée par un médecin, généralement un dermatologue. Elle permet d'éviter les séquelles liées aux brûlures, bien souvent irréversibles.

Autant ne pas prendre de risque et avoir recours à un dermatologue compétent et formé à l'usage de la technique de détatouage au laser, certes plus cher mais moins invasive, mais après tout il s'agit de sauver votre peau !

Savez-vous également que les techniques modernes de tatouage, permettent de recouvrir, afin de le cacher, un ancien tatouage dont les couleurs ont passé, et sans avoir besoin de l'effacer au préalable ?

Source :
(1) Réponse ministérielle du 1er septembre 2015, JOAN Q. n°78110

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