Acte de concurrence déloyale et contrefaçon

par email  imprimer  retour

Commentaire de jurisprudence publiée le mercredi 9 juillet 2003.
Rédigée par Net-iris et classée dans le thème Propriété Intellectuelle & Industrielle.

Cass / Com - 17 juin 2003 - Cassation partielle
Numéro de Pourvoi : 01-12280
Mots clés associés :
marque
concurrence déloyale
contrefaçon
Décision disponible en texte intégrale sur Net-Iris :
Jurisprudence n° 7424 : Acte de concurrence déloyale et contrefaçon

Selon la Cour de cassation le 17 juin 2003, la contrefaçon de marque est caractérisée dès lors que l'élément distinctif de la marque complexe était l'élément emblématique reproduit.
Dans cette affaire la société l'Oréal, titulaire de la marque dénominative "Safari", avec revendication de couleurs représentant un emballage comportant un fond marron imitant une peau de reptile, une étiquette rectangulaire de couleur argent entourée d'un trait noir avec l'inscription "Safari", et de la marque figurative représentant un flacon de parfum avec vaporisateur comportant un écusson, le dessin de la croix de Saint André et un bouchon cylindrique avec moulure, pour désigner divers produits de parfumerie, a, après saisie-contrefaçon, poursuivi judiciairement en contrefaçon de marques, concurrence déloyale et parasitaire la société HADJM qui offrait à la vente des eaux de toilettes et des parfums présentés dans des conditionnements similaires aux siens, ainsi que les sociétés Beauté Méditerranée et Kristal parfum, fournisseurs des produits litigieux.
Les sociétés HADJM et Beauté Méditerranée ont été condamnées par les juges du fond pour contrefaçon de marques et pour concurrence déloyale.
Selon la Cour de cassation, ayant relevé que les emballages en carton diffusés par les sociétés HADJM et Beauté Méditerranée reproduisaient, à l'exception de la dénomination "safari", remplacée par le terme "alfaro", l'emballage de couleur marron, imitant la peau d'un reptile et l'étiquette argentée de la marque appartenant à l'Oréal, la cour d'appel a pu constater que l'élément distinctif de la marque arguée de contrefaçon était l'élément emblématique, de sorte que la contrefaçon était retenue.
Par contre, le fait pour les sociétés HADJM et Beauté Méditerranée de commercialiser les produits litigieux à un prix nettement inférieur à ceux pratiqués par la société l'Oréal, cette différence de tarif n'empêchant pas qu'ils puissent être acquis par la même clientèle, n'est pas de nature à caractériser une faute de nature à constituer une concurrence déloyale.

respect du droit d'auteur

Actualité juridique du mercredi 9 juillet 2003

<< Déc. 2008 >>
LMMJVSD
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031
Première Visite ?
Inscription Gratuite !
Offre d'Abonnement
Achat Confiance
 
Nipe v7.3.1 - Page générée le 04/12/2008 à 21h39 en 0.00569s