Evolution jurisprudentielle sur la clause de non-concurrence

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Dossier d'actualité publié le vendredi 7 novembre 2008.
Rédigé par Net-iris et classé dans le thème Social.

La clause de non-concurrence est celle par laquelle le salarié s'interdit, lors de son départ de l'entreprise, d'exercer certaines activités susceptibles de nuire à son ancien employeur. Elle est insérée dans le contrat de travail ou imposée par la convention collective.
La Jurisprudence a apporté depuis plusieurs années de nombreuses précisions sur les conditions de validité et d'utilisation d'une telle clause, qui même destinée à protéger les intérêts légitimes de l'entreprise, ne doit pas entraver la liberté de travailler du salarié.
Peu importe l'existence ou non d'une convention collective, une clause de non-concurrence n'est licite que si, cumulativement :
- elle est inscrite dans le contrat de travail ou fait l'objet d'un avenant approuvé le salarié
- elle est indispensable à la protection des intérêts légitimes de l'entreprise
- elle est limitée dans le temps et dans l'espace
- elle tient compte des spécificités de l'emploi du salarié
- elle comporte l'obligation pour l'employeur de verser au salarié une contrepartie financière qui ne doit pas être dérisoire. Cette contrepartie financière a pour objet d'indemniser le salarié qui, après rupture du contrat de travail, est tenu d'une obligation qui limite ses possibilités d'exercer un autre emploi.
- et la contrepartie financière ne peut être versée qu'après la rupture du contrat.

On sait également que :
- la cessation volontaire d'activité de l'entreprise n'a pas pour effet de décharger de plein droit le salarié de son obligation de non-concurrence.
- seul le salarié peut invoquer la nullité de la clause de non-concurrence ne prévoyant pas de contrepartie financière
- l'employeur ne peut renoncer unilatéralement à son exécution que lorsque le contrat de travail le prévoit
- toute clause de non concurrence ne prévoyant pas de contrepartie financière ouvre droit à indemnité
- le délai de renonciation à la clause de non-concurrence court à compter de la date de signification de la rupture
- la dispense tardive de l'obligation de non-concurrence ne décharge pas l'employeur de son obligation d'indemniser le salarié
- le montant de la contrepartie financière de la clause de non-concurrence ne peut pas dépendre uniquement de la durée d'exécution du contrat
- le délai d'un mois pour renoncer à l'application d'une clause de non-concurrence est raisonnable
- le délai de renonciation à la clause de non-concurrence court à compter de la date de signification de la rupture
- l'indemnité est due au salarié qui prend sa retraite, à défaut de la notification de la décision de l'employeur de renoncer à l'application de cette clause
- le contrat de travail qui contient une clause de non-concurrence doit préciser si celle-ci s'applique à la période d'essai.

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Liens du Dossier :
 Le contrat de travail qui contient une clause de non-concurrence doit préciser si celle-ci s'applique à la période d'essai (04/11/2008)
 L'indemnité compensatrice de non-concurrence est due en cas de départ à la retraite du salarié si l'employeur ne notifie pas son intention de renoncer à cette clause (06/10/2008)
 Règles de cumul de l'indemnité pour rupture dépourvue de motifs réels et sérieux et celle sanctionnant l'inobservation des règles de forme (11/10/2007)
 Le délai d'un mois pour renoncer à l'application d'une clause de non-concurrence est raisonnable (17/07/2007)
 La contrepartie financière de la clause de non-concurrence ne peut être versée qu'après la rupture (27/03/2007)
 La clause de non-concurrence est stipulée aussi bien en faveur de l'employeur que du salarié en raison de sa contrepartie pécuniaire (14/03/2007)
 La suppression d'une prime en raison du licenciement du salarié constitue une sanction pécuniaire illicite (26/01/2007)
 La contrepartie financière dérisoire à la clause de non-concurrence contenue dans un contrat de travail équivaut à une absence de contrepartie (30/11/2006)
 La contrepartie financière de l'obligation de non-concurrence ouvre droit à congés payés (15/06/2006)
 Le délai de renonciation à la clause de non-concurrence court à compter de la date de signification de la rupture (14/06/2006)
 Seul le salarié peut invoquer la nullité de la clause de non-concurrence ne prévoyant pas de contrepartie financière (09/02/2006)
 Toute clause de non concurrence ne prévoyant pas de contrepartie financière ouvre droit à indemnité (23/01/2006)
 La dispense tardive de l'obligation de non-concurrence ne décharge pas l'employeur de son obligation d'indemniser le salarié (26/09/2005)
 Les quatre conditions de validité de la clause de non-concurrence sont cumulatives (20/09/2005)
 Le délai imparti pour lever la clause de non-concurrence d'un VRP court à compter de la première prise d'acte de la rupture du contrat (05/07/2005)
 La clause de non-concurrence dépourvue de contre partie financière est inopposable au salarié (30/05/2005)
 Les différents aspects des clauses de non-concurrence en France (24/05/2005)
 La cessation volontaire d'activité de l'entreprise ne décharge pas le salarié de son obligation de non-concurrence (18/04/2005)
 Précisions sur le délai imparti à l'employeur pour lever la clause de non-concurrence d'un VRP (31/03/2005)
 L'action en concurrence déloyale est ouverte même en cas de nullité de la clause de non-concurrence (08/02/2005)
 Le juge peut appliquer rétroactivement un revirement de jurisprudence (21/12/2004)
 Un salarié peut exercer une activité professionnelle non-concurrente de celle de son employeur (26/11/2004)
 La contrepartie financière mensuelle d'une clause de non-concurrence doit apparaître distinctement sur le bulletin de paie (24/09/2004)
 La détermination du montant de la clause de non-concurrence est soumise à l'accord exprès du salarié (19/04/2004)
 Les dispositions de la convention collective s'appliquent dès lors que le contrat de travail y fait référence (24/03/2004)
 La transaction ayant pour but de fournir une rémunération en franchise d'impôt ne s'impose pas à l'administration (18/03/2004)
 Le projet de licenciement économique ne fait pas obstacle à la rupture amiable du contrat de travail (09/12/2003)
 Responsabilité de celui qui obtient une décision exécutoire au préjudice de son adversaire alors qu'il perd l'instance en appel (29/07/2003)
 Conditions requises pour l'indemnisation du préjudice causé par la violation d'une clause de non-concurrence (27/05/2003)
 Conditions dans lesquelles s'impose la clause de non-concurrence prévue dans la convention collective (18/04/2003)
 L'indemnité de non-concurrence n'est due que pour la période pendant laquelle le salarié a respecté son obligation (27/02/2003)
 L'action en paiement d'une clause de non-concurrence se prescrit par 5 ans (20/02/2003)
 La liberté du travail justifie de restreindre l'application de la clause de non-concurrence (19/09/2002)
 Nouvelles conditions de validité de la clause de non-concurrence (04/09/2002)
 La clause de non-concurrence doit impérativement comporter une contrepartie financière (12/07/2002)
 Preuve de la renonciation de l'employeur à se prévaloir de la clause de non-concurrence (06/05/2002)


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