Seule l'assemblée générale des copropriétaires est compétente pour ordonner la remise en état des parties communes

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Jurisprudence publiée le mercredi 3 février 2010.
Rédigée par Net-iris et classée dans le thème Immobilier.

Cass / Civ - 13 janvier 2010 - Rejet
Numéro de Pourvoi : 08-21110
Résumé express :
La prise de toutes les dispositions nécessaires afin de faire réaliser par des voisins, les travaux nécessaires à la remise en état des parties communes, constitue une prérogative appartenant à l'assemblée générale des copropriétaires. En conséquence, un copropriétaire n'est pas autorisé à agir contre le syndicat de copropriété pour faire cesser les emprises d'un autre copropriétaire sur les parties communes.
Mots clés associés :
immeuble - parties communes - désordres - assignation - syndicat
Décision commentée par la Rédaction de Net-Iris :
Actualité n° 23995 : Seule l'assemblée générale des copropriétaires est compétente pour ordonner la remise en état des parties communes

Attendu, selon l'arrêt attaqué (Aix-en-Provence, 21 mars 2008), que M. et Mme X..., propriétaires de lots dans un immeuble en copropriété, se plaignant de désordres occasionnés aux parties communes par les époux Y..., ont assigné le syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 29 rue de la Rotonde (le syndicat) pour obtenir la mise en oeuvre de toutes les dispositions nécessaires à la remise en état des parties communes ;

Sur le moyen unique :

Attendu que les époux X... font grief à l'arrêt de les débouter de leur demande, alors, selon le moyen, que le fait pour un copropriétaire d'être titulaire de tantièmes de parties communes l'autorise à agir pour faire cesser les emprises d'un autre copropriétaire sur les parties communes ; qu'ainsi, l'arrêt attaqué a violé l'article 15 de la loi du 10 juillet 1965 ;

Mais attendu qu'ayant exactement énoncé que, "prendre toutes les dispositions nécessaires afin de faire réaliser par Mme Y... les travaux nécessaires à la remise en état des parties communes", constituait une prérogative appartenant à l'assemblée générale des copropriétaires et constaté que les époux X... ne justifiaient pas l'avoir saisie en demandant que cette question soit inscrite à l'ordre du jour, la cour d'appel en a déduit à bon droit que leur demande devait être rejetée ;

D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;

Par ces motifs : Rejette le pourvoi ;

M. Lacabarats, Président

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